Protégez-vous et protégez vos clients

Suivez les règles de contrôle d’infections chaque heure, chaque jour, chaque client !

Prenez soin de vos mains

Lavez-vous bien les mains avec de l’eau et du savon avant et après avoir touché du sang, du sperme ou des sécrétions vaginales – même si vous portiez des gants.

Portez toujours vos deux gants quand vous touchez sang, sperme ou liquide vaginal.

Utilisez une paire de gants stériles par client.  Les gants de bonne qualité peuvent être stérilisés.  Avant de les réutiliser, remplissez-les d’eau pour vous assurer qu’ils ne sont pas troués.

Faites attention de couvrir d’un pansement imperméable les blessures, coupures ou zones irritées de vos mains et bras.

Désinfectez les surfaces de travail et les lits

Essuyez toutes surfaces souillées avec un des produits chimiques qui tuent le virus du SIDA, et faites-le aussi à la fin de chaque journée.

Recouvrez tâches de sang et vomissement de l’un des produits chimiques dont les noms sont encadrés plus loin.  Si possible laissez agir le produit quelques minutes avant de nettoyer en portant des gants.  Faites brûler ce avec quoi vous avez nettoyé ou désinfectez-le.

Faites bouillir la literie et le linge souillés avant de les laver à la main.  Les gants sont nécessaires si la literie est très souillée.

Vous, et vos clients, pouvez vous protéger de l’infection en respectant toujours ces règles, chaque heure, chaque jour et avec chaque client.

Conseils à ceux qui soignent

Le virus VIH qui cause le SIDA peut se trouver dans le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et autres liquides produits par le corps des personnes infectieuses.  On peut être porteur de ces microbes sans le savoir, et sans avoir aucun symptôme manifeste.  Si n’importe lequel de ces liquides contaminés entre en contact avec la peau écorchée ou une muqueuse (par exemple : les yeux, la bouche, le nez, etc) d’une autre personne, cette personne risque d’être aussi contaminée.

Les produits chimiques capables de tuer le virus VIH :

Glutaraldéhyde à 2,0%
Iode polyvidone à 2,0%
Solution chlorée à 0,5%
Alcool à frictionner à 70,0%
Alcool à 90° à 70,0%
Peroxyde d’hydrogène à 6,0%

Les désinfectants tels que Lysol, Savlon et Dettol ne tuent pas le virus VIH.  Recouvrez toujours et jusqu’au moment d’emploi les instruments stérilisés afin d’éviter toute contamination.

Débarrassez-vous de tout ce qui a été jeté de façon à ne causer aucun danger

Placez soigneusement les aiguilles à jeter dans un récipient à part, étiqueté, que vous fermerez immédiatement après usage.  Brûlez ou enterrez le récipient chaque jour.

Attention aux aiguilles

Faites très attention aux aiguilles et autres instruments médicaux.  Si vous vous blessez par mégarde, laissez saigner la blessure abondamment quelques minutes.  Lavez-la sous l’eau avec du savon et couvrez-la d’un pansement.  N’utilisez pas les aiguilles plus d’une fois (à moins de les avoir stérilisées correctement).

Stérilisez instruments et seringues

Le virus VIH peut être transmis d’une personne à une autre par des instruments ou aiguilles contaminés.

Après chaque usage, stérilisez instruments et aiguilles réutilisables de cette façon :

Placez les instruments dans un solution au chlore à 0,5% (ou en utilisant les proportions recommandées par le fabricant du produit chloré) tout de suite après leurs utilisations, afin qu’ils ne sèchent pas souillés, et ne deviennent difficiles à nettoyer.

Bien les brosser à l’eau savonneuse.

Utilisez une de ces méthodes pour les stériliser :

  • Placez sous pression, à la vapeur pendant au moins 20 minutes.
  • Placez dans un four électrique chauffé à 170° (340°F)  pendant 2 heures.
  • Faites bouillir dans l’eau pendant 20 minutes.  Assurez-vous que les instruments sont bien couverts par les bouillons de l’eau et gardez le couvercle sur le récipient.
  • Laissez tremper pendant 30 minutes dans l’un des produits chimiques indiqués.  Faites très attention de trouver les marques et les solutions correctes des produits locaux.  (Cette méthode ne convient pas pour stériliser les aiguilles et les seringues).

Nous remercions IPPF de nous permettre d’inclure ces informations ici.