Études de cas - éducation sanitaire primaire

Ces exemples donnent une idée de la variété des approches en éducation sanitaire primaire, en particulier en ce qui concerne la sélection et la formation du personnel de santé de la communauté, la participation de la collectivité et le financement.

Avec nos chaleureux remerciements à ceux qui nous ont aidé à fournir cette information.

1. Projet sanitaire de Gahini, Rwanda

ASC Les ASC reçoivent une formation initiale de trois semaines à l’hôpital local, suivie d’une journée de cours de révision tous les deux mois. Les ASC ne sont pas payés mais leurs familles reçoivent des soins médicaux gratuitement. Ils sont aussi exempts du service communautaire obligatoire qui a lieu une matinée par semaine.
 
Communauté La communauté sélectionne les ASC. On les considère avec respect, bien que les gens hésitent souvent à suivre leurs conseils. Dans cette région les gens ne sont pas groupés en villages et le sens communautaire est très faible. Aussi, les ASC ont tendance à être perçus comme appartenant à l’hôpital, et non pas à la communauté.
 
Financement Le projet est très dépendant du financement extérieur, d’un donateur étranger.
 
Remarques Nous essayons de discuter des situations ensemble, en encourageant les ASC et la communauté à identifier leurs problèmes et priorités et à chercher des solutions eux-mêmes. Ceci peut être un processus lent et frustrant mais qui aidera à la longue la communauté à devenir moins dépendante de l’aide étrangère.

2. L’hopital de Prem Sewa, Utraula, Inde

ASC Leur formation est rattachée à l’hôpital et est donnée par des Superviseurs de terrain qui, ensuite, suivent les ASC dans la communauté.
 
Communauté Il y a peu de monde aux réunions pour discuter du développement. Ce manque d’intérêt est très décourageant.
 
Financement Il est difficile de trouver un soutien financier pour le projet de santé. Ce soutien sera pourtant vital quand on arrivera au terme du financement de l’étranger prévu pour cinq ans.
   
Remarques Le travail sanitaire au village est un développement récent. Les gens sont habitués aux services fournis par l’hôpital et il est difficile de changer leur attitude.

3. Le dispensaire rural d’Adiokor, Ghana
 
ASC Les aides accoucheuses traditionnelles (AATs) et la plupart des ASC ne reçoivent aucun salaire. Ce travail est considéré (particulièrement par les chrétiens) comme ne devant pas coûter d’argent.
 
Communauté Notre personnel de santé est assez bien soutenu par la communauté. Ce personnel est sélectionné et payé par les membres de la communauté eux-mêmes qui les considère avec grand respect. De nombreux membres du personnel, surtout les chrétiens engagés, reçoivent beaucoup de cadeaux qui s’ajoutent à ce qu’ils gagnent.
 
Financement La formation est assurée par le gouvernement, à laquelle s’ajoutent les dons de quelques agences étrangères et de la communauté.
 
Remarques Les églises locales invitent souvent nos ASC à parler de la santé et à organiser des réunions.

4. Projet de santé communautaire de Burtibang, Népal
 
ASC Ils sont sélectionnés par les Comités de Service du Village. La formation a généralement lieu dans les villages. Si elle est reçue dans les bureaux, on donne une subvention car il faut marcher à pied, souvent longtemps. Après leur formation les ASC reçoivent un stock initial de médicaments et des instruments de base. Ils sont censés faire payer une petite somme aux patients traités.
 
Communauté Elle a conscience de la valeur des ASC. Les améliorations de la santé sont liées à l’obtention d’eau potable, à une alimentation améliorée par l’agriculture et une meilleure santé des animaux, et à l’alphabétisation. Le personnel du gouvernement de la santé primaire reçoit aussi notre formation.
 
Financement Fourni entièrement par trois agences étrangères.
 
Remarques L’église locale ne s’implique pas dans ce travail. Ici la santé n’est pas considérée comme une priorité. Les gens du Népal s’attendent à ce que les services sanitaires soient gratuits puisqu’il s’agit d’une politique gouvernementale. Changer ces attitudes prendra du temps et du travail. Je crois qu’il y a de l’argent disponible dans la communauté puisque de fortes sommes sont données aux guérisseurs.

5. L’hopital chrétien de Chandraghona, Bangladesh
 
ASC Le personnel de santé est choisi par le comité local. La formation est en grande partie fournie par une personne étrangère (qui a 17 ans d’expérience et est bien acceptée par la communauté) aidée de quelques spécialistes qui parfois viennent à l’hôpital. Une séance de formation d’un ou deux jours est organisée tous les six mois. Les ASC reçoivent un salaire.

Communauté Ce travail fournissant les soins sanitaires est bien mis en place et apprécié par la communauté. Des thèmes comme l’eau potable et l’hygiène, l’alphabétisation des femmes et la façon de générer des revenus font partie du programme.
 
Financement La communauté ne participe pas au financement. Ce sont quatre agences étrangères qui contribuent au financement et à la formation. Les revenus locaux sont obtenus par notre programme de génération de fonds, l’argent perçu par les dispensaires qui s’occupent des moins de cinq ans et aussi par la vente de livres sur la santé produits localement.
 
Remarques Le travail est fait à l’hôpital et la plupart du personnel est chrétien, bien que pas tous.