Courrier des lecteurs

Autres utilisations du neem (azadina de l’Inde)

Lors d’une de mes visites dans un village à la campagne, j’ai encore découvert d’autres utilisations du neem que je voudrais partager avec les lecteurs de Pas à Pas.

Les villageois se brossent les dents chaque jour avec une brosse faite d’un morceau de bois d’azadina de la taille de leur petit doigt. Ils mâchonnent l’une des extrémités jusqu’à l’obtention d’une brosse comme le dessin. Cela leur permet de garder leurs dents saines et évite les caries.

Les racines d’azadina sont utilisées pour tuer les ascarides: on prend dans la terre un petit morceau de racine d’azadina (d’environ la taille d’un doigt) qu’on lave, puis qu’on écrase avec un pilon et un mortier; on y ajoute un peu d’eau propre pour obtenir une pâte que l’on mélange ensuite à une tasse d’eau propre. On boit cette eau juste avant d’aller au lit. Au matin suivant, on devrait voir des ascarides morts dans les excréments.

Nombreux sont les gens au Népal qui n’ont ni docteurs ni médicaments modernes. L’utilisation de remèdes fabriqués chez soi pour se débarrasser des parasites, est courante. L’utilisation de l’azadina est largement acceptée et c’est un bon médicament.

Padam Bhandari Kathmandu, Népal

Ressources sur le SIDA

J’ai lu avec intérêt votre article très instructif sur les effets globaux de plus en plus importants qu’ont le SIDA et la tuberculose (Pas à Pas 19).

La prévention est la seule arme que nous ayons pour lutter contre le SIDA. Il est peu probable qu’un vaccin ou un médicament ne soient découverts avant le vingt-et-unième siècle. L’Asie devancera bientôt l’Afrique en ce qui concerne le taux de propagation de l’infection. Le SIDA est potentiellement capable de miner le bon travail de développement fait par de nombreux groupes dans le monde entier. Il nous reste encore un «créneau d’action» qui peut faire toute la différence. Partout, les chrétiens doivent comprendre de toute urgence la nécessité de la prévention du SIDA et du VIH, et des soins à donner aux malades.

Notre expérience dans de nombreux pays du monde a permis à ACET de devenir un fournisseur de documents et de matériel de formation sur le SIDA et le VIH à de nombreux groupes dans le monde entier. Si des lecteurs de Pas à Pas souhaitent utiliser nos ressources, ils peuvent écrire à l’une de ces adresses:

Chris Munday Overseas Co-ordinator, ACET

PO Box 3693, London, SW15 2BQ, Royaume Uni
PO Box 9710, Kampala, Ouganda
GPO Box 3046, Bangkok 10501, Thaïlande
PO Box 31250, Dar es Salaam, Tanzanie 
 

Enduit de ferro-ciment

Mes collegues et moi avons récemment suivi les instructions données dans Pas à Pas 1 pour construire des réservoirs d’eau en ferro-ciment. Ici en Guinée Bissau, le grillage est extrêmement cher et, à sa place, nous avons utilisé des barres renforcées de 6mm; elles ont l’avantage que nous pouvons les tordre pour former le toit et ainsi unir toute la structure.

Nous avons trouvé difficile d’obtenir le bon mélange d’enduit et de le conserver dans cet état. L’enduit a tendance à couler dans les trous du grillage et une petite planche à ciment à l’intérieur ne donne pas toujours de bons résultats. Nous avons fini par utiliser une plaque métallique récupérée sur un vieux bidon d’huile. Nous l’avons suspendue aux barres par des crochets et un compagnon nous l’a maintenue en place.

Nous avons pu ainsi progresser. Nous avons trouvé difficile de garder le ciment humide lors du séchage. La meilleure solution est d’utiliser des feuilles de plastique; mais le gros problème est d’empêcher qu’on nous les vole.

Finalement, nous avons utilisé un mélange sable-ciment dans la proportion 1:2 pour une dernière couche à l’intérieur du réservoir, deux semaines plus tard. Ceci nous a permis de boucher toutes les petites fissures et de recouvrir toutes les imperfections qui peuvent apparaître sur les parois du réservoir à cause du manque de temps de séchage. Nous avons ensuite rempli le réservoir d’eau, seulement huit heures après avoir appliqué cette dernière couche, ce qui lui a permis de rester humide pendant le temps du séchage! Cette idée a bien marché.

William Hume Guinée Bissau

L’Eglise et les catastrophes

Ayant été infirmière de nombreuses années, j’ai été ravie de lire la section concernant la santé lors des situations d’urgence dans Pas à Pas 17, et les conseils utiles qu’elle donnait. Pourtant, j’ai été troublée par l’article de Jun Vencer recommandant de ne pas partager le message biblique dans une situation d’urgence où le public est «captif». Bien sûr, je suis d’accord, nous avons une responsabilité sociale en tant que chrétiens d’aider ceux qui se trouvent dans le besoin, mais je ne comprends vraiment pas pourquoi nous ne devrions pas présenter clairement l’Evangile à ces gens sous prétexte qu’ils sont «captifs», ou qu’ils doivent «préserver leur dignité». L’Evangile apporte-t-il, oui ou non, une vie spirituelle à ceux qui croient? N’est-ce donc pas faire preuve d’un égoïsme extrême que de ne pas partager la Bonne Nouvelle avec ces genslà, sous prétexte qu’on pourrait les offenser?

Nous ne voulons pas de «chrétiens de riz», bien sûr, mais donnons au moins la chance à tous d’entendre le message chrétien. La vie physique n’a pas de sens si la vie spirituelle est morte. On ne peut pas croire si l’on n’entend pas et si l’on ne comprend pas le message. Alors, ne privons pas ceux qui n’ont pas de vie spirituelle de l’unique chose qui puisse la leur donner.

Dorothy Egeler Mombasa, Kenya.

La communication entre agriculteurs

J’ai apprécié les commentaires de Wilfredo Moran dans Pas à Pas 19 sur l’importance de l’information entre agriculteurs. Les agriculteurs peuvent aussi être encouragés à essayer de nouvelles méthodes si les messages des vulgarisateurs sont répétés à la radio, dans la presse et à la télévision. L’adaptation de méthodes autochtones de communication telles que chansons folkloriques ou sketches peuvent être très utiles. Les agriculteurs peuvent participer en tant qu’acteurs et le message n’en sera que plus fort ainsi. Au lieu d’avoir une seule personne chargée de la communication, décidant pour tous les agriculteurs, les agriculteurs peuvent s’organiser eux-mêmes de manière à partager leurs messages.

K S Meenakshi Sundaram Madras, Inde