Éditorial

Pour de nombreuses familles, avoir des animaux c’est un peu comme avoir de l’argent en banque. En cas d’urgence, ou pour une occasion spéciale comme un mariage ou un enterrement, un animal constitue une source de revenus et, si un animal tombe malade et meurt, c’est donc un coup dur pour la famille. On sait que les soins de santé pour les gens sont souvent insuffisants, mais il est aussi vrai que dans beaucoup de pays les soins vétérinaires pour le bétail sont totalement inexistants. Dans ce numéro, nous considérons les façons d’améliorer la santé des animaux, en formant des paravétos, en préparant des cartes montrant la répartition des maladies, en apprenant à mieux connaître les nombreuses plantes médicinales à notre disposition, et en expliquant comment administrer un breuvage à un animal et le traiter contre les parasites. Bien que l’accent soit mis ici sur le bétail des agriculteurs en zone rurale, les techniques s’appliquent aussi au bétail des zones urbaines, car même si des conseillers agricoles y sont parfois disponibles, on n’a pas forcément les moyens de payer leurs services.

Mes remerciements à tous ceux qui se sont proposés comme conseillers régionaux pour le Comité d’Edition de Pas à Pas. Nous espérons que leur rôle facilitera la communication des lecteurs qui n’ont pas le temps de nous écrire. Les numéros à venir traiteront des micro-entreprises, de la gestion des conflits et des résultats d’une recherche de l’Editrice sur le matériel de formation généré sur le terrain et l’échange d’idées nouvelles au sein des groupements d’agriculteurs.

Isabel Carter