Thaïlande : le VIH et les écoliers

Rachel Stevens.

Siam-Care travaille depuis plus de dix ans en Thaïlande, soutenant les femmes et les enfants dans le besoin. Nous avons vu nombre de ces enfants grandir et se développer. Nous avons aussi vu beaucoup de changements du fait de la multiplication du VIH.

Une personne sur 60 est infectée par le VIH en Thaïlande. L’éducation est un point critique pour les enfants porteurs du VIH. Certaines organisations encouragent des écoles spéciales pour ces enfants. Cependant, Siam-Care ne pense pas que ce soit la bonne réponse. Nous préférons l’intégration des enfants infectés par le VIH dans les écoles locales. Ce n’est généralement possible qu’en améliorant les connaissances et la sensibilisation. En fait, nous encourageons l’intégration dans tous les domaines de nos travaux liés au VIH et au sida.

Nous avons découvert que la plupart des enseignants ont une véritable compassion pour ces enfants. Cependant, la peur d’une infection possible les domine car ils manquent d’informations. Plusieurs fois, on nous a demandé de venir discuter dans des écoles où les enfants atteints du VIH n’avaient pas le droit de venir parce que les enseignants avaient peur, tout particulière-ment lorsque les enfants présentaient des symptômes physiques. La meilleure manière de s’attaquer à la peur est d’accroître les connaissances et les informations.

Il faut aussi soutenir les familles. Si les enfants vont à l’école avec des plaies infectées, c’est une preuve de manque d’hygiène chez eux. Siam-Care travaille avec les familles pour leur apprendre à traiter correctement les symptômes physiques des enfants.

Siam-Care a été très actif pour offrir aux enseignants une formation sur des questions de santé sexuelle en général et plus particulièrement sur le VIH et le sida. Dans le passé, c’était surtout destiné aux enseignants des établissements secondaires. Il n’en reste pas moins que les enfants atteints du VIH commencent leur éducation dans les écoles primaires.

Un livre intitulé « There’s a little dragon in Brenda’s blood » s’est avéré un outil éducationnel encourageant pour les adultes et les plus jeunes enfants. Ce livre néerlandais vient juste d’être traduit et imprimé en thaï. Il permet aux jeunes d’être sensibilisés sur ce que ressentent les enfants atteints du sida. Il souligne les difficultés et les problèmes qu’ils rencontrent. L’histoire est basée sur Brenda, une petite fille de trois ans, qui a un petit dragon dans son sang, appelé VIH. Ce petit dragon (présent sur toutes les pages) est continuellement présent dans le corps de Brenda mais généralement endormi, tout comme le virus du VIH. Il n’affecte pas sa vie quotidienne.

Ce livre est une ressource pratique pour les enseignants, les enfants et les parents car il est rédigé dans un style facile à lire, il est rempli d’illustrations colorées et comporte un chapitre final utile répondant « aux questions les plus souvent posées ». Siam-Care va distribuer des exemplaires de ce livre en thaï dans les services pédiatriques des hôpitaux, dans les bibliothèques des écoles primaires et d’autres endroits de santé et de soins destinés aux enfants, en Thaïlande.

Siam-Care a récemment offert un exemplaire à Nong Erng (5 ans), infectée par le VIH. Un membre de Siam-Care lui a lu le livre pendant qu’elle regardait les images. Plus tard, Nong Erng a déclaré au personnel de Siam-Care qu’elle allait prendre ses médicaments pour que le dragon dans son corps continue de dormir !

Rachel Stevens a écrit cet article au nom de Siam-Care dont l’adresse est : PO Box 86, Sutthisan Post Office, Bangkok 10321, Thaïlande. Email : siamcare@samart.co.th

Vous pouvez commander des exemplaires de There’s a little dragon in Brenda’s blood aux Pays-Bas. Demandez-en le prix auprès de :

Uitgeverij De Banier, Brigittenstraat 1, Postbus 2330, 3500 GH Utrecht, Pays-Bas Email : verkoop@debanier.nl

Pour les organisations en Thaïlande, vous pouvez commander des exemplaires du livre en thaï auprès de Siam-Care. Il coûte 70 Baht.