Courrier des lecteurs

Transplantation d’organes.

Cela brise le cœur de lire l’article concernant les enfants de la rue et d’apprendre leur triste sort dans le numéro 29 de Pas à Pas. Ici, au Népal, la situation est la même avec en plus le problème de la prostitution qui vient s’ajouter à toutes les autres difficultés.

Cependant, je voudrais faire une remarque concernant le passage de votre article se référant au commerce d’organes dans le monde. Je sais que beaucoup de rumeurs circulent à ce sujet dans la presse populaire. Mais autant que je sache, aucune de ces rumeurs n’a été confirmée de source médicale. Les donneurs d’organes et les receveurs d’organes doivent être totalement compatibles avant que quelconque opération ne puisse avoir la moindre chance de réussir. Or, un rein, un oeil, un testicule provenant d’un donneur inconnu et non testé n’est d’aucun intérêt au docteur voulant pratiquer l’opération.

Les enfants de la rue font face à d’énormes difficultés mais il est très peu probable qu’ils servent de banques d’organes. Oublions cette rumeur une fois pour toutes.

Merci de nous avoir ouvert les yeux sur ce difficile sujet.

Robert D Hott DVM, United Mission to Nepal, Rural Development Centre, Pokhara, Népal.

Nous pensons aux graines

Nous voulons partager ici quelques résultats de nos activités agricoles qui ont lieu à 1.000 mètres d’altitude. Nous avons essayé différentes sortes de légumes et mesuré leur durée de germination, leurs étapes de développement, les problèmes qui les affectent, la facilité à nous procurer les graines et vendre nos produits. Nous avons trouvé que les poivrons ne germent pas bien et souffrent de nombreuses maladies. Les laitues et les concombres poussent très bien mais le fait qu’ils se mangent crus les rend difficiles à vendre. Les gens sont surpris de voir comme nos oignons poussent bien et veulent tous des graines pour en cultiver eux-mêmes. Nous avons réussi à avoir des graines de tout sauf d’oignons et de choux. Nous aimerions recevoir votre opinion sur nos résultats.

Acheka Kambaname, Maison-Verte (WEC Wamba), BP 500, Isiro, Haut-Zaïre.

NOTE DE L’EDITRICE:

Certains légumes ne produiront de graines qu’un an après avoir été plantés. Essayez de laisser quelques oignons et choux en terre et vous les verrez produire des graines l’année suivante.

Outil de discussion

PAS A PAS est devenu une réelle bénédiction aussi bien dans le domaine du développement que celui du témoignage chrétien. Depuis quelque temps nous organisons des séances d’animation et de formation en matière de développement et de santé. Ces séances réunissent le personnel de santé, les agriculteurs, les maraîchers et tous ceux qui s’intéressent au développement communautaire. Lors de ces séances, les numéros de Pas à Pas sont étudiés, commentés et analysés. Le tout est suivi de discussions et de profonds échanges d’idées et d’expériences.

Adrien Latyr Faye, Maison Evangélique du Plein Evangile, BP 6, Thiadiaye, Sénégal.

Sachons ce qu’est la ménopause

Je suis infirmiere à l’Hôpital Evangélique de Bembéréké au Bénin. J’ai été beaucoup encouragée par les bons détails que vous publiez sur la menstruation et la ménopause dans le numéro 24 de Pas à Pas. Dans notre hôpital, ces deux sujets posent beaucoup de problèmes. Grâce à votre journal, j’ai eu des entretiens avec succès sur la ménopause avec des femmes qui pensaient qu’elles ne pouvaient plus avoir de relations sexuelles avec leur mari (pour les mêmes raisons que celles que vous mentionnez dans l’article). Rassurez-vous que grâce à vos conseils, j’ai réussi à les convaincre. Que le Seigneur vous accompagne dans l’œuvre que vous avez engagée!

Mahama Soussi, Hôpital Evangélique, BP 28, Bembéréké, Bénin.

Lisez-moi!

De recentes visites de l’éditrice chez des lecteurs de Pas à Pas ont révélé que de nombreux lecteurs ne lisent pas les pages intitulées «Ressources» dans notre magazine car ils n’ont pas d’argent pour acheter les livres. Mais je vous assure, lisez-les! Chaque numéro indique au moins un livre (ou parfois plusieurs) ou des bulletins d’informations gratuits.

Voici la photo de la bibliothèque d’une de nos lectrices. Elle lit les pages «Ressources» en premier et écrit systématiquement pour obtenir toute la documentation gratuite. Presque tous ses livres ont été obtenus gratuitement!

L’information, c’est la force! Ça marche d’écrire pour s’informer! Egalement, indiquez-moi les ressources gratuites dont vous avez connaissance, pour que je puisse ensuite le faire savoir à nos lecteurs.

Plans d’épargne

Ma femme a mis en pratique le numéro de Pas à Pas concernant l’épargne et les prêts. Avec d’autres femmes elle vient d’économiser 60 dollars américains en deux mois. J’ai aussi appris à tenir un livre de comptes d’une façon simple et efficace, ce qui nous aide beaucoup dans le travail au jour le jour.

Timanya Stephen, c/o St Paul’s Cathedral, PO Box 142, Kasese, Ouganda.

Protection des Pygmées

PREPPYG est une organisation qui soutient et protège un groupe de Pygmées en voie de disparition au Zaïre. Nous encourageons les Pygmées à se prendre en charge en travaillant la terre, en améliorant leurs conditions de vie et en développant leur éducation et leurs plantes médicinales.

La zone de forêt où les pygmées ont toujours vécu est dévastée et de nombreuses espèces animales et végétales ont disparu. Personne ne replante d’arbres ou ne garde d’espace pour les Pygmées. Les braconniers attrapent les animaux et sont une menace à la sécurité. Les activités traditionnelles de chasse et de ramassage de plantes sont devenues impossibles pour les Pygmées. A l’heure actuelle, moins de 7.000 Pygmées subsistent à Butembo-Béni. Tout support venant de groupes pouvant nous aider grâce à leurs idées ou leurs ressources serait bienvenu.

PREPPYG, BP 251, Butembo NK, Zaïre.

Des produits d’azadina

Chaque sujet des pages centrales nous donne envie de les essayer! Bien que nous soyons parfois au courant de ce dont on parle, il est vrai que nous ne l’avons pas mis en pratique jusqu’au moment où Pas à Pas nous le présente de manière simple avec des illustrations. Alors, nous nous disons… «Mais pourquoi n’avons-nous pas essayé ça avant?»

Nous aimerions partager quelques-unes de nos expériences concernant l’azadina. Ces arbres sont très communs dans cette partie du Sri Lanka. Les agriculteurs ont utilisé différentes méthodes de contrôle des insectes nuisibles et de fertilisation du sol pendant plus de mille ans avant l’apport de pesticides et d’engrais chimiques venant des pays occidentaux. Notre culture respecte tous les êtres, que ce soient les humains, les animaux, les plantes ou les arbres. Nous ne voulons tuer aucune créature vivante. Nous voulons simplement contrôler les éléments nuisibles.

Nous avons trouvé que l’utilisation des produits dérivés de l’azadina respecte l’environnement et contrôle les éléments nuisibles sans danger pour les animaux, les humains ou l’environnement. Bien que nous ne soyons qu’une petite organisation, nous produisons maintenant trois différents produits à base d’azadina, Kimisara et Kuminal, qui contrôlent les insectes nuisibles, et Nimbil, qui sert d’engrais. Nous fabriquons également un savon contenant de l’huile d’azadina.

Gallege Punyawardana Alvis, Swarna Hansa Foundation, PO Box 16, Dehiwala, Sri Lanka.

Fais comme moi!

Voici un jeu de role utile pour un atelier, mis au point par le Révérend Rabboni de Mbarara, Ouganda. Il sert à encourager les communautés à changer. Choisissez trois participants, racontez-leur l’histoire et encouragez-les à la mettre en scène.

Deux hommes sont en rade au bord d’une rivière. Un bon Samaritain passe par là et offfre de les aider à atteindre l’autre rive. Il essaie d’abord d’en porter un sur son dos, mais il se fatigue vite et se voit obligé de le laisser sur une petite île au milieu de la rivière.

Il revient à l’autre homme, mais cette fois il lui apprend d’abord à nager. «Fais comme moi!» lui dit-il et tout en avançant dans l’eau, il l’aide et le soutient. Cette fois, la traversée est beaucoup plus facile. Ils vont jusqu’à l’île et le bon Samaritain lui demande d’aider son compagnon à traverser à la nage, ce qu’ils réussissent.

Encouragez les participants à discuter de ce thème et des questions qu’il soulève et à considérer comment ils pourraient mettre cet enseignement en pratique dans leur communauté.

Les Péchés du Développement

par Frank Rwakabwohe

Le développement sans participation

Le développement sans don de pouvoirs

Le développement sans les femmes

Le développement sans les jeunes

Le développement sans les pauvres

Le développement sans les hommes

Le développement sans action

Le développement sans plans d’expansion

Le développement sans but réaliste

Le développement sans tenir compte de

l’environnement

LE DEVELOPPEMENT DEVRAIT ETRE…

holistique, intégré, viable, sensible aux hommes comme aux femmes

basé sur la loi chrétienne d’amour de son prochain plutôt que sur l’exploitation et l’oppression des uns par les autres

libérateur

sensible à l’environnement

capable de considérer que les êtres sont égaux devant Dieu et entre eux.

 

Publié pour la première fois dans Service Newsletter. Frank Rwakabwohe est directeur de l’Unité de Planification, Développement & Réhabilitation de l’Eglise d’Ouganda, PO Box 14123, Kampala.