Atténuation

Luc 6.46–49 et Matthieu 7.24–27

Contexte

Luc et Matthieu placent tous les deux cette parabole à la fi n d’une longue séance d’enseignements de Jésus. Chez Luc, Jésus vient d’enseigner sur l’amour que nous devons porter à nos ennemis (Luc 6.27-36), s’abstenir de critiquer les autres (6.37-42) et l’évaluation d’un arbre à la qualité de son fruit (6.43-45). Dans le récit de Matthieu, les sujets sont similaires, mais ils comprennent également le désir de Dieu de donner de bonnes choses à ses enfants (Matthieu 7.7-12) et le contraste entre choisir d’entrer par la porte étroite ou par la porte large (7.13-14). 

Le passage lui-même ne se veut pas un guide pour des bâtisseurs ! Il est plutôt une instruction de Jésus pour fonder notre vie sur lui et sur le « roc », la « pierre » de ses enseignements, au lieu de la fonder sur les croyances et les modes mouvantes du monde qui nous entoure (le « sable »). Néanmoins, Jésus ancre toujours ses paraboles sur des exemples usuels de la vie de tous les jours. Ses auditeurs savaient sans doute que les fondations d’une maison sont importantes : que seule une maison construite sur une fondation solide avait un espoir de subsister quand la tempête et les inondations frapperaient.

Points importants

  • Il est important de ne pas se contenter d’entendre les paroles de Jésus, mais d’agir en conséquence. C’est ce qui nous donnera une fondation solide pour la vie, même quand se lèveront les pressions et les diffi cultés.
  • Entendre les paroles de Jésus sans entreprendre une action est de la folie, cela conduit à la ruine dès que les pressions ou l’opposition apparaissent.

Questions

1) À qui s’adressait cet enseignement de Jésus ? Dans quelle mesure ces deux passages sont-ils un commentaire des paroles précédentes de Jésus citées dans Luc 6 et Matthieu 7 ?

2) Dans ses paraboles, Jésus utilise les activités de la vie de tous les jours, souvent tirées de l’agriculture (p.ex. le semeur, la vraie vigne) ou de l’élevage (p.ex. le bon berger, la brebis égarée). Pourquoi, selon vous, Jésus utilise-t-il la construction d’une maison dans les passages ci-dessus (Luc 6.46-49 et Matthieu 7.24-27) ? Que nous apprennent ces passages sur les pratiques de construction de l’époque ?

3) Quelles sont les façons dont nous entendons et recevons les paroles de Jésus ? Comment pouvons-nous faire en sorte que la maison spirituelle (notre vie) ne s’effondrera pas sous la pression ? Que faisons-nous pour appliquer les enseignements de Jésus ?

4) Pour ce livre, choisir la bonne fondation pour une maison s’appellerait une atténuation de catastrophe ! Quelles autres propositions pourriez-vous faire pour garantir qu’une maison matérielle ne s’écroule pas en période d’inondation, de tempête tropicale ou de séisme ?