Courrier des lecteurs

Des graines pour des plantes médicinales

A la suite du numéro de Pas à Pas sur l’utilisation des plantes médicinales, j’ai commencé une collection de plantes de notre région. Je les catalogue sous leur nom local et je les plante dans notre ferme.

J’aimerais beaucoup recevoir ou échanger des graines de plantes médicinales (comme l’artémisia) ou d’épices, avec des informations les concernant, émanant d’autres parties de la planète mais pouvant être utilisées dans un climat tropical. J’offre des graines de margousier, jaca (Artocarpus integrifolia) et Moringa oleifera.

Hermes de Jesus Domingos, Cx Postal 20 – Ndalatando, Kuanza Norte, Angola. E-mail: mbote@latinmail.com

Le pouvoir des gens pour un changement

De nombreux Kenyans désirent que le gouvernement agisse davantage pour s’attaquer à la corruption. Cependant, les gens ordinaires peuvent amener euxmêmes des changements avec de la détermination et des efforts coordonnés.

On sait que la police reçoit des « pots de vin » pour fermer les yeux sur les transports publics surchargés. L’un de ces véhicules arrivait à Nairobi en provenance de Machakos. Il s’est approché d’un barrage de police. C’est une pratique courante que de payer des « pots de vin » aux policiers pour éviter de payer de lourdes amendes lorsque l’on a un véhicule en mauvais état ou surchargé. Comme d’habitude, le chauffeur est sorti et a donné son permis de conduire avec de l’argent à l’intérieur. Cependant, le policier n’était pas satisfait du montant donné et en voulait plus. Le chauffeur s’est alors plaint à haute voix. Les passagers se sont regardés les uns les autres, trouvant inacceptable que le policier se plaigne comme si ce « pot de vin » lui était dû.

Ce qui est arrivé ensuite restera dans les annales. Les 18 passagers sont sortis du véhicule et ont demandé au policier ce qu’il désirait. Comme il répondait qu’il ne voulait rien, ils lui ont demandé de rendre l’argent qu’il avait reçu. Il a refusé, alors ils lui ont vidé les poches. Ses deux collègues ne voulaient pas tirer et les passagers, qui étaient maintenant furieux, ont demandé tout ce qu’ils avaient reçu dans la journée. Les passagers ont réussi à trouver de l’argent et l’ont donné à une bonne œuvre. Ils se sont rendus au bureau d’un quotidien et ont rapporté l’histoire. Une semaine plus tard, dans une autre partie du pays, d’autres passagers ont fait de même.

Maintenant, les véhicules de transport public peuvent se déplacer sans avoir à payer de « pots de vin ». Ces réactions ont poussé le gouvernement à resserrer sa législation sur la surcharge des véhicules et leur sécurité. Dorénavant, les chauffeurs ne peuvent plus surcharger leur véhicule et doivent le maintenir en bon état de marche.

C’est une petite action qui a mené à un important changement dans la bonne direction pour les Kenyans, en termes de transports publics et de lutte contre la corruption.

Bernadette Kyanya, PO Box 2722, KWH, Nairobi, Kenya E-mail: bkyanya@todays.co.ke

L’association Misola

Notre organisation privilégie l’allaitement naturel et la prévention de la malnutrition chez les bébés et jeunes enfants. La valeur énergétique et en protéines des aliments pour les bébés de plus de six mois, réalisés à partir de farine locale, peut être grandement accrue si l’on ajoute des enzymes naturels. Ils « décomposent » les aliments, les rendant plus faciles à digérer pour les bébés, sans avoir besoin d’ajouter beaucoup d’eau.

Avant la cuisson, faites rapidement griller la farine sèche dans une poêle épaisse ou sous un grill. Utilisez une mesure de farine pour deux d’eau, mélangez bien et faites cuire jusqu’à ce que la pâte s’épaississe. Au lieu de mettre de l’eau, ajoutez l’un de ces éléments :
■ une pincée de farine maltée (réalisée à partir de graines germées)
■ une petite quantité d’avocat bien mûr et écrasé
■ quelques gouttes de lait maternel (uniquement si la mère n’est pas séropositive).

Xavier Laurent, BP 1557, Yaoundé, Cameroon. E-mail: xalaumisola@yahoo.fr

Un avantage du Coca-cola !

En Inde, les agriculteurs ont trouvé une nouvelle manière de protéger leurs récoltes contre les insectes nuisibles. Au lieu d’acheter des insecticides chers, ils ont découvert qu’en aspergeant leurs cultures de Coca-cola, cela tuait ces insectes. Nous pensons que les lecteurs de Pas à Pas aimeront sans doute essayer cette idée !

A J Richardson, 4 Brooke Ave, Killarney Vale, New South Wales 2261, Australia