Courrier des lecteurs

Faire cuire le sorgho

Le sorgho est une céréale largement utilisée dans de nombreuses régions d’Afrique. On le consomme souvent dans les périodes où la nourriture se fait rare. On peut le réduire en farine et l’utiliser comme aliment de base pour réaliser de l’Eba, une bouillie épaisse servie avec des légumes et de la viande. Toutefois, certaines familles peuvent trouver le sorgho trop cher à moudre et n’avoir pas de nourriture parce qu’elles n’ont pas de farine. Cependant, les grains de sorgho peuvent aussi être cuits entiers (on appelle cela du choko). On lave les grains et on les fait bouillir jusqu’à ce qu’ils s’ouvrent. On y ajoute des aliments comme des haricots, de la pâte d’arachide et des légumes frais, ainsi que des épices et de l’huile de palme. Cela donne un bon plat nutritif pour toute la famille. Pourquoi ne pas essayer de réaliser du choko à base de sorgho ou d’autres céréales similaires ?

Dzever Ishenge, PO Box 684, Makurdi, Benue State, Nigeria

L’ezang : un arbre à multiples usages

L’ezang (Ricinodendron heudeloti) est un grand arbre forestier, connu aussi sous le nom de gobo, ezezang ou njansang. Ses fruits contiennent des graines noires à l’enveloppe très dure. Al’intérieur se trouvent des amandes, très appréciées dans tout le Cameroun. Elles sont très nutritives et ont de multiples usages. On peut les moudre puis les ajouter à des ragoûts ou à des condiments pour en relever le goût. On utilise l’huile d’ezang pour réaliser des cosmétiques. L’écorce a des propriétés médicinales pour traiter des maladies comme l’anémie, la diarrhée et la toux.

Cependant, il est difficile d’extraire les amandes et l’huile. Notre organisation offre maintenant une formation et des guides sur la culture, la transformation et les utilisations commerciales.

Volontaires au Service du Développement, BP 14920 Yaoundé, Cameroun. Email : bizang_vsd@yahoo.fr

La plateforme Diobass

Il s’agit d’une opportunité pour les fermiers et éleveurs de rencontrer des scientifiques et des agents de développement. Ils partagent les connaissances et pratiques locales sur leurs animaux et leurs cultures. Ces informations sont partagées grâce à un bulletin destiné à stimuler des échanges plus larges et mettre en contact les fermiers qui ont les mêmes problèmes. Nous serons ravis d’envoyer, par email, aux lecteurs de Pas à Pas qui nous le demanderont, une copie de notre bulletin (en français seulement).

Innocent Balagizi, Plateforme Diobass au Kivu (RDC), BP 274, Cyangugu, Rwanda. Email : plateformediobass@yahoo.fr