Le courrier des lecteurs

Apprentissage participatif sur le VIH et le sida

Il est vital de se servir d’une approche participative pour introduire et renforcer les compétences sur différents problèmes liés au VIH et au sida.

A propos de l’apprentissage, un adage dit :
J’écoute … j’oublie
Je vois … je me souviens
J’en fait l’expérience … je parviens à le faire.


Nous devons créer et faciliter des expériences d’apprentissage que les individus et les communautés pourront appliquer de manière pratique, afin de faire face à des problèmes liés au VIH au niveau de la prévention, du soutien, du traitement et d’une vie positive. Ces expériences doivent être orientées vers l’atteinte de ce que les gens désirent et estiment le plus dans la vie : leurs buts et leurs rêves.

Bridges of Hope est un ensemble pratique offrant une gamme de techniques d’apprentissage et d’activités de formation, toutes participatives. Pour de plus amples informations, voir le site www.bridgesofhope.info

Peter Labouchere, Expert en formation pour le VIH et le SIDA, Box 131 Victoria Falls, Zimbabwe, Email : peterl@mweb.co.zw

Élever des termites!

Nous avons entendu dire que des éleveurs de poulets utilisaient des termites pour nourrir leurs quelques poulets. Serait-il possible d’utiliser ces insectes pour nourrir une grande quantité de poulets ? Ceci signifierait élever des termites ! Est-ce que des lecteurs ont déjà utilisé de larges quantités de termites pour nourrir des poulets de cette manière ? Comment faire ? Nous apprécions toute suggestion.

Christian et Heidi Meyer Centre Apostolique de Formation 01 BP 550 Ouagadougou 01 Burkina Faso
Email :
c.h.meyer@gmx.net

Rompre le silence sur le VIH et le sida

Dans la République Démocratique du Congo (RDC), nombre de personnes sont mortes à la suite du VIH et du sida, pourtant on fait rarement référence à ces termes. Beaucoup de gens dans notre pays pensaient que le sida était un mythe ou une maladie mystérieuse que les gens étaient peu disposés à nommer. À la place du VIH et du sida, ils parlaient de la malaria de l’Afrique orientale, du poison, du clou rouillé ou du « ka kidudu ».

Heureusement, les gens ici reconnaissent maintenant que le VIH et le sida ne sont pas un mythe mais une maladie qui tue. Malheureusement, ils sont toujours peu disposés à en parler ouvertement. Bien que la plupart de gens connaissent des séropositifs ou des personnes atteintes du sida, cela reste une source de raillerie et de honte pour la personne malade et sa famille. Nos concitoyens ont maintenant compris l’importance de « rompre le silence » entourant le VIH et le sida. Ne pas parler du sida est plus dangereux qu’être séropositif. Les parents expliquent maintenant à leurs enfants les dommages causés par le VIH et comment ils peuvent les éviter.

Cependant, le nombre de séropositifs et de personnes atteintes du sida continue d’augmenter, malgré des campagnes de plus en plus nombreuses pour éduquer les gens. Pendant que l’on tient des conférences sur le sida, le virus continue de se propager. Pourquoi ? Dans Pas à Pas 60, on soulignait la différence entre facilitation et enseignement traditionnel. La RDC a besoin d’un plus grand nombre de bons facilitateurs pour aider les gens à s’approprier ces informations et à modifier leur comportement ainsi que leurs attitudes.

Jean-Pierre Ndaribitse Kajangwa Diocèse de Goma/Nord Kivu République Démocratique du Congo

Les batteries de véhicule

Est-ce que des lecteurs auraient des suggestions pour se débarrasser en toute sécurité des vieilles batteries de véhicules ou pour les recycler afin de s’en servir d’une autre manière? Ceci nous pose des problèmes, liés à la santé et la sécurité de notre personnel travaillant dans des régions isolées.

Mike Webb, Tearfund 100 Church Road Teddington TW11 8QE Royaume-Uni


Tuberculose : une situation d’urgence pour l’Afrique

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que la tuberculose représentait une situation d’urgence en Afrique. Depuis 1990, le nombre de nouveaux cas de tuberculose dans beaucoup de pays africains a quadruplé. Ceci est dû largement au VIH et au sida, à la pauvreté et aux mauvais systèmes de santé. Chaque année, cette maladie tue plus d’un demi-million de personnes en Afrique. Tout autour du monde, la tuberculose tue annuellement deux millions de personnes. Il faut agir immédiatement si l’on veut atteindre les objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ciblant la réduction des décès par la tuberculose.

L’archevêque Desmond Tutu, prix Nobel et survivant de cette maladie tout comme Nelson Mandela, l’ancien président de l’Afrique du Sud, déclare : « Il est vraiment tragique que cette maladie ne soit pas contrôlée car je suis la preuve vivante que l’on peut traiter efficacement la tuberculose et en guérir. Le problème est énorme et les autorités médicales par elles-mêmes ne peuvent pas le surmonter, elles ont besoin d’aide. » Le manque de financement rend la lutte contre l’épidémie difficile mais de plus amples ressources financières par elles-mêmes ne résoudront pas le problème de la tuberculose. Il faut faire des efforts particuliers pour renforcer les systèmes de santé.

Sam Ajibola (à Johannesburg) Email : ajibolas@afro.who.int
Patrick Bertrand (médias francophones) Email :
p.bertrand@noos.fr