Réduire les risques de violence sexuelle durant les situations d’urgence

  • Concevoir et installer les camps de réfugiés ou de personnes déplacées internes avec leur collaboration, pour accroître la sécurité physique.
  • S’assurer que les points publics d’eau, les latrines et autres facilités (écoles, centres de santé) sont situés dans des endroits sûrs, pas trop loin des abris des gens.
  • Chaque fois que possible, aider chaque famille à construire sa propre latrine, fournir les outils et les matériels nécessaires.
  • Les installations sanitaires publiques pour les hommes et les femmes devraient être séparées, tout particulièrement celles pour le bain.
  • S’assurer qu’il y a un personnel féminin pour la santé, la sécurité et les traductions.
  • Inclure des femmes dans la distribution des abris, de la nourriture et autres fournitures.
  • Fournir des ensembles sanitaires et des vêtements pour les femmes et jeunes filles.
  • Fournir des poêles à combustion économique pour réduire le besoin en bois car les femmes sont vulnérables lorsqu’elles vont en chercher.
  • Inclure les femmes dans les processus de prises de décision du camp sur la santé, l’assainissement, la santé de reproduction et la distribution des aliments.
  • S’assurer que les communautés sont infor mées sur les services disponibles pour les rescapés de violence, comme l’aide médicale d’urgence. Identifier les personnes particu lièrement en danger comme les orphelins et les familles dirigées par une femme seule.
  • Identifier, former et soutenir des agents de soutien basés dans les communautés pour prévenir, reconnaître et répondre à la VDG, pour fournir un soutien émotionnel, des informations, orienter les personnes et engager un plaidoyer.
  • Faire connaître leurs doits aux femmes, comme leur statut de réfugiées.
  • Mettre en place des groupes de soutien pour les rescapés de VDG et leur famille.

Adapté de Protecting the Future: HIV Prevention, Care and Support Among Displaced and War-Affected Populations, IRC, Kumarian Press, 2003.