Apprendre ensemble - L’expérience d’un enfant en RDC

À gauche, l’auteur, Deogratias Mwakamubaya Nasekwa. À droite, Aneeta et la « brigade scolaire ».Photo: Tearfund
À gauche, l’auteur, Deogratias Mwakamubaya Nasekwa. À droite, Aneeta et la « brigade scolaire ».Photo: Tearfund

Objectif 2  Assurer l’éducation primaire pour tous

Deogratias Mwakamubaya Nasekwa

Lorsque les enfants ont accès à l’éducation, ils peuvent partager leurs connaissances avec d’autres, et l’ensemble de la communauté en bénéficie.

Apprendre est un processus. En apprenant, enfants et adultes découvrent de nouvelles connaissances ensemble.

Depuis 2002, le PPSSP (Programme pour la promotion des soins de santé primaires en zones rurales) travaille dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Le PPSSP contribue à améliorer la qualité de vie de la population en :

  • promouvant de bonnes pratiques de santé publique 
  • fournissant une aide d’urgence en cas de catastrophe
  • réduisant le traumatisme causé par les conflits armés, le VIH, la violence sexuelle et liée au genre.

Inspiré par Proverbes 22:6, « Éduque l’enfant d’après la voie qu’il doit suivre! Même quand il sera vieux, il ne s’en écartera pas », le PPSSP a choisi de cibler les enfants. Bien qu’ils soient plus vulnérables aux maladies et victimes des plus graves abus de la société, les enfants peuvent être des promoteurs de la santé très actifs et proposer des réponses aux problèmes qu’ils rencontrent.

Par le biais de l’approche « enfant-à-enfant », le PPSSP a soutenu la création de clubs de santé dans les écoles, également connus sous le nom de « brigades scolaires ». Il existe huit types de brigades, qui couvrent les domaines suivants :

  • eau
  • latrines
  • alimentation
  • bien-être des élèves
  • cour et salles de classe
  • espaces verts
  • maladies et premiers secours
  • tabac et alcoolisme

Chaque brigade compte dix membres et environ 80 enfants ont été formés comme promoteurs de la santé.

Les enfants de la brigade forment les camarades de leur école, les enfants d’autres écoles et ceux qui ne sont pas scolarisés. Ils forment aussi les adultes, y compris les parents. Les enfants formés à la méthode enfant-à-enfant d’une école primaire de Kotongo ont démarré un projet de reforestation. Grâce à cela, tous les ménages du village de Kotongo ont compris l’importance de planter des arbres.

Nelson Mandela et Graça Machel ont dit :
« Chaque enfant mérite de prendre le meilleur départ possible dans la vie, de faire les meilleures études possibles, d’avoir l’occasion de développer tout son potentiel et la possibilité de participer de façon fructueuse à la vie de sa communauté. »

Écoutons donc les enfants et apprenons ensemble.

Deogratias Mwakamubaya Nasekwa est Directeur exécutif du PPSSP.

Pour plus d’informations sur l’approche enfant-à-enfant en matière de promotion de la santé, visitez www.child-to-child.org.

Vous pouvez gratuitement télécharger La participation des enfants
ROOTS 7 - , ainsi que la Politique de protection de l’enfant de Tearfund sur le site Internet tilz.


Lorsque les enfants ont accès à l’éducation, ils peuvent partager leurs connaissances avec d’autres, et l’ensemble de la communauté en bénéficie. 


Progrès réalisés pour l’Objectif 2 

Bien qu’une augmentation du pourcentage des enfants qui fréquentent l’école primaire soit constatée dans les pays en développement, il est improbable que l’éducation primaire pour tous soit atteinte d’ici 2015. 


Aneeta Kulasegaran relate son expérience avec le travail du PPSSP 

La « brigade scolaire » en train de se laver les mains. (Photo: Aneeta Kulasegaran/Tearfund)Le directeur d’un certain âge de l’école primaire BEU à Beni, RDC, nous a accueillis et a fièrement présenté les 100 ans d’histoire de l’école. Actuellement, l’école a 28 enseignants et plus de 1000 élèves (avec presque autant de filles que de garçons). Il a exprimé sa satisfaction au sujet de l’intervention du PPSSP pour la construction de latrines et m’a informée du fait que le travail de promotion de la santé auprès des élèves avait rendu l’école crédible aux yeux de la communauté. J’ai été présentée à la « brigade scolaire » des 10–14 ans, qui arboraient fièrement leurs tabliers bleus et blancs par-dessus leur uniforme. Ils m’ont montré les latrines adaptées aux enfants construites par le PPSSP et ont fait une démonstration enthousiaste de la façon dont ils se lavaient les mains avec du savon sous un robinet fixé à un grand conteneur noir. En l’absence de leurs enseignants, j’ai été impressionnée par les connaissances que possédaient les enfants de la brigade au sujet de la prévention des maladies et de l’importance de veiller à la propreté de leur environnement. Ils avaient transmis leurs connaissances à leurs familles et leurs communautés, ce qui fait qu’aujourd’hui tout le monde sait mieux comment veiller à la propreté. 

Aneeta Kulasegaran est Conseillère en développement de l’enfant pour Tearfund.