Le courrier des lecteurs

Consommation locale de niébé : les dangers potentiels

Le niébé est un aliment de base dans une grande partie du Nigeria. Par conséquent, diverses sortes de niébé y sont cultivées et vendues. Le niébé est notamment très nutritif. Il permet de compenser les féculents qui constituent le reste de l’alimentation de base : l’igname et le manioc. Toutefois, cette culture étant produite en grande quantité, son stockage est devenu un problème pour les agriculteurs locaux. Ils utilisent toutes sortes d’insecticides chimiques pour son stockage, mettant ainsi en danger la santé des consommateurs potentiels. Ceci est probablement dû à un manque d’éducation ou de conseils de spécialistes. Ainsi, plusieurs cas de décès par intoxication alimentaire ont été signalés par les médias locaux ces dernières années.

Cette situation requiert une éducation publique des agriculteurs et des consommateurs. Par conséquent, dans ma communauté locale, je conseille que le niébé (généralement séché) soit bouilli dans un mélange d’eau et de cendres pendant environ 45 minutes. Il doit ensuite être rincé à l’eau claire avant d’être cuisiné. Je pense que le mélange d’eau et de cendres permet de neutraliser les produits chimiques utilisés lors du stockage. C’est une idée personnelle mais je souhaite la publier afin d’obtenir d’autres conseils et idées de la part des lecteurs et lectrices de Pas à Pas.

Dzever Ishenge
PO Box 684
Makurdi 970001
Benue State
Nigeria

Email : dzeverishenge@yahoo.com 

Médecines moderne et traditionnelle

Salutations chaleureuses de la Société de Développement Rural !

Il est très encourageant de savoir qu’il y a une place pour nous, les organisations de développement des villages pauvres, pour exprimer nos idées et rechercher des amis aux vues similaires, afin de bénéficier du partage mutuel de nos idées.  

Depuis de nombreuses années, disons, depuis notre enfance, nous soignons les malades à l’aide de remèdes naturels et sains dans les villages. Parmi ces remèdes, il y a des produits végétaux et animaux, faciles à trouver dans le village et peu coûteux.  

Mais aujourd’hui, la plupart des gens ne connaissent ou ne reconnaissent pas les maladies, les plantes curatives, ni les parties des plantes utiles pour les traitements. Par conséquent, certains de nos patients les plus pauvres meurent prématurément, essentiellement parce qu’ils ne savent pas comment utiliser correctement les plantes médicinales à leur disposition. De plus, les médicaments se trouvent facilement dans les boutiques du village, mais personne ne sait comment s’en servir ou combien en prendre et quels en sont les éventuels effets secondaires. 

Nous voulons apporter un changement net et tangible, et sauver des vies, en réduisant la souffrance et les effets secondaires des maladies. Ce sera possible dans la mesure où il y a un effort collectif. Pour induire des changements positifs, nous devons mettre en place des programmes de formation et de sensibilisation à différents niveaux. Nous devons aussi solliciter les groupes d’entraide locaux, les organisations communautaires de base, les ONG intéressées, les écoles, etc. au sujet de ces problèmes et ces idées, ce qui créera une demande en matière de remèdes naturels au niveau du village.

C’est pourquoi nous sollicitons la coopération et la bonne volonté de votre lectorat ainsi que leurs suggestions et leurs commentaires. Cela nous encouragera à aller de l’avant avec notre mission pour l’État d’Orissa, qui souffre de la pauvreté.

Avec nos meilleures salutations, en espérant avoir bientôt de vos nouvelles.

George Mathew
President
Rural Development Society
Mahakalpara
Kendrapara District
Orissa
Inde
Note de la rédactrice : Y a-t-il moyen que le village bénéficie d’une formation sur l’utilisation des médicaments en vente libre parallèlement à la redécouverte des méthodes de soins traditionnelles ? Si vous avez de l’expérience en la matière, veuillez écrire à Pas à Pas pour que nous puissions partager ce que vous avez appris avec d’autres.


Deux façons d’utiliser la papaye

Traitement contre les vers

Les graines de papaye constituent un traitement efficace contre les vers parasites de l’intestin grêle, en particulier l’ankylostome et l’amibiase (sous forme de kystes). Ce remède est très peu coûteux (voire gratuit). Il vous suffit d’attendre que la papaye mûrisse, puis de prélever les graines et de les faire sécher au soleil. Une fois séchées, réduisez-les en poudre et si possible, passez-les au tamis. 

Prescription : Une cuillérée de poudre diluée dans de l’eau (chaude ou froide), trois fois par jour (matin, midi et soir) pendant au moins cinq jours. 

Je serais heureux d’avoir des commentaires de lecteurs qui trouveront ce remède utile.

Rufen Lukanga Vikungu, Butembo, République Démocratique du Congo
Email : kisusuthirufen@yahoo.fr 

Prévention de la malaria

Je serais intéressée de recevoir des informations sur l’utilisation d’une infusion faite à base de feuilles de papayer bouillies dans de l’eau, pour la prophylaxie de la malaria. Quelqu’un pourrait-il me renseigner sur des recherches qui auraient été faites là-dessus ou leur propre expérience en la matière ?

Judith Sawers, SIL-ACATBA, BP 1990, Bangui, République centrafricaine 
Email : will-judith_sawers@sil.org