Accompagner les enfants vulnérables

Le nombre d’enfants dans le monde à avoir perdu un de leurs parents, ou les deux, à cause du sida, a été estimé en 2013 à 17,8 millions.

Lorsque Chenda a perdu ses parents à l’âge de huit ans, elle a été encadrée par une jeune femme de son Église. À 18 ans, Chenda accompagne à son tour Vary, dont la mère est également décédée. Photo : Hannah Tzou/Alongsiders
Lorsque Chenda a perdu ses parents à l’âge de huit ans, elle a été encadrée par une jeune femme de son Église. À 18 ans, Chenda accompagne à son tour Vary, dont la mère est également décédée. Photo : Hannah Tzou/Alongsiders

Les orphelins du sida

Les orphelins du sida sont vulnérables et confrontés à toutes sortes de difficultés. Tout d’abord, ils doivent gérer la souffrance émotionnelle liée à la mort de leur(s) parent(s). Ensuite, il y a de fortes chances que les revenus du foyer diminuent et ils risquent par conséquent de manquer de produits de première nécessité, comme la nourriture, un toit et des soins de santé. Ils risquent d’avoir à assumer des responsabilités supplémentaires dans leur foyer et également d’être victimes de la stigmatisation de ceux qui les associent au sida.

L’approche d’Alongsiders

Comment pouvons-nous aider les enfants qui sont orphelins du sida ? Une approche innovante a été développée par l’organisation Alongsiders. Bien qu’Alongsiders ait initialement été créée pour aider les personnes touchées par le sida, l’organisation a aujourd’hui étendu son action à tous les enfants vulnérables, seuls et marginalisés de la communauté. Alongsiders forme les jeunes à devenir mentors (connus sous le nom d’Alongsiders = accompagnateurs) pour aimer et encourager un « petit frère » ou une « petite sœur », c’est-à-dire un enfant vulnérable de leur communauté qui a besoin de soutien.

Ces mentors ont généralement entre 16 et 35 ans. Pour devenir mentor, il leur faut une recommandation de leur pasteur. Il est également conseillé à l’Église de s’assurer que ces personnes sont aptes à travailler avec des enfants.

L’histoire d’Alongsiders

En 2000, le fondateur d’Alongsiders, Craig Greenfield, a initié un mouvement de prise en charge des orphelins dans les bidonvilles de Phnom Penh au Cambodge, en autonomisant et en soutenant les communautés pour qu’elles s’occupent de leurs propres orphelins.

Craig et son épouse étaient néanmoins frustrés de ne pas pouvoir aider plus d’enfants. Ils se sont aperçus qu’embaucher plus de personnel n’était pas la solution. Craig a alors mis sur pied un mouvement bénévole de jeunes chrétiens cambodgiens à même d’atteindre des milliers d’enfants à travers le pays. Aujourd’hui, des centaines de jeunes chrétiens encadrent un enfant vulnérable dans leurs communautés respectives, et le mouvement s’est étendu à sept provinces du Cambodge.

La plupart des membres du premier groupe de « petits frères et petites sœurs » ont aujourd’hui une vingtaine d’années. Beaucoup d’entre eux assument des responsabilités dans leur Église et leur communauté, et ils sont nombreux à être devenus à leur tour des mentors d’Alongsiders.

En 2013, Alongsiders a établi des mouvements similaires en Indonésie et en Inde. L’organisation souhaite maintenant s’étendre en Asie, en Afrique et au-delà, et travailler en partenariat avec des réseaux d’Églises et différentes dénominations.

Que font les mentors d’Alongsiders ?

Les mentors d’Alongsiders rendent visite à leur « petit frère » ou « petite sœur» au moins une fois par semaine. La plupart passent deux ou trois heures avec eux.

  • Ils mangent ensemble.
  • Les mentors d’Alongsiders les aident avec leur travail scolaire, la lecture et l’écriture.
  • Certains lisent la Bible ensemble.
  • Ils parcourent ensemble le programme d’Alongsiders, qui aborde différents sujets d’ordre pratique ou spirituel sous forme de bandes dessinées ludiques.
  • Certains mentors ont décidé d’emmener leur « petit frère » ou « petite sœur » acheter des fournitures scolaires avec leur propre argent.
  • La plupart des mentors aident leur « petit frère » ou « petite sœur » avec l’hygiène et la propreté, par exemple en les aidant à laver leurs vêtements.
  • Au besoin, les mentors aident leur « petit frère » ou « petite sœur » à prendre leurs médicaments. Pour les enfants vivant avec le VIH, cela inclut leur TAR.
  • Tous les mentors prient pour leur « petit frère » ou « petite sœur » lors de leur temps de prière personnel, et certains prient ensemble lorsqu’ils se voient.
  • Une fois par an, ils participent ensemble à un camp d’Alongsiders.

Avec tous nos remerciements à Craig Greenfield.

Si votre Église souhaite travailler en partenariat avec Alongsiders pour créer un mouvement similaire, envoyez un e-mail à info@alongsiders.org ou un courrier postal à Alongsiders, PO Box 2475, Phnom Penh, Cambodge.


Idées d’utilisation de cet article

  • En groupe, discutez de ce qui, selon vous, fonctionne bien dans l’approche d’Alongsiders.
  • Discutez de la façon dont votre Église ou communauté pourrait soutenir des enfants vulnérables, comme ceux qui sont orphelins du sida ou qui ont d’autres difficultés.