Nous reconnaissons que le changement climatique, l’environnement et les moyens de subsistance des communautés sont étroitement liés. En réponse à cela, nous promouvons la durabilité environnementale et économique. 

La réduction de la pauvreté doit permettre de maintenir l’équilibre entre l’environnement et l’économie. Dans cette optique, nous œuvrons, en collaboration avec nos partenaires, en faveur de la croissance et de la stabilité économique, et de la participation de tous et toutes, sur un pied d’égalité, à l’économie locale et à l’augmentation des revenus.

Nos approches comprennent des projets liés aux moyens de subsistance, des groupes d’entraide et des projets liés à l’autonomisation économique des femmes. À la suite d’une crise, Tearfund effectue des transferts monétaires dans le cadre de la réponse humanitaire.

Moyens de subsistance

Tearfund et ses partenaires travaillent dans certaines des communautés les plus pauvres du monde, où il est difficile pour de nombreuses personnes d'accéder à suffisamment de biens et de revenus pour subvenir à leurs besoins fondamentaux. Le taux de chômage est souvent terriblement élevé, surtout chez les jeunes et dans les régions où les conflits et les catastrophes réduisent parfois à néant les progrès accomplis en matière de développement, replongeant les gens dans la pauvreté.

Pour beaucoup de communautés pauvres, l'agriculture est la principale source de moyens de subsistance. Et pourtant, souvent les petits exploitants ne parviennent pas à cultiver suffisamment de nourriture ou à gagner suffisamment d’argent pour nourrir leur famille. Les gens ne peuvent pas avoir une vie riche et productive quand ils manquent de nourriture et de revenus, et que leur alimentation n'est pas saine. À l'autre extrême, la richesse est concentrée aux mains de quelques individus dans les pays en développement, où les systèmes économiques défavorables exacerbent encore plus ces inégalités.

Nos études de cas offrent une analyse plus poussée de la façon dont les communautés du monde entier mettent concrètement en œuvre les programmes de soutien aux moyens de subsistance. Elles donnent un aperçu des réussites et des difficultés rencontrées par chaque communauté, afin que les enseignements qui en sont tirés puissent être appliqués dans d'autres régions.

 

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Groupes d'entraide 

Un élément clé de l’approche de Tearfund en matière de moyens de subsistance consiste à mettre en place et à soutenir des groupes d’entraide (GE). Ces groupes permettent à leurs membres d’accéder à des petits prêts à faible taux d’intérêt pour créer ou développer des microentreprises.

Le modèle des groupes d'entraide de Tearfund repose sur la conviction que les personnes qui vivent dans la pauvreté peuvent être des agents du changement au lieu d'être de simples bénéficiaires de l'aide. Nos groupes d'entraide promeuvent une autonomisation économique, sociale et politique, et mettent l'accent sur le développement personnel, le renforcement des relations, la résolution collective des problèmes, l'action collective, l'autonomie et l'auto-apprentissage. Les membres de ces groupes sont incités à devenir des acteurs du changement dans leur propre vie et au sein de leur communauté. Les relations de soutien mutuel sont essentielles ; les membres considèrent souvent ces groupes comme un sanctuaire où ils peuvent discuter de leurs problèmes et établir des relations de confiance qui sont un soutien dans les situations de crise personnelle.

Les groupes d'entraide comptent 15 à 20 membres et ciblent délibérément les secteurs les plus pauvres de la communauté. Beaucoup de groupes sont uniquement composés de femmes. Les membres économisent une petite somme chaque semaine. Le fait d'économiser régulièrement leur permet de constituer un capital de groupe grâce auquel ils peuvent contracter de petits prêts à faible taux d’intérêt pour payer les frais de scolarité et les soins de santé, les besoins de consommation pressants et, ultimement, pour créer ou développer une microentreprise. Les groupes sont autonomes, même s'ils nécessitent une facilitation intensive, et sont entièrement financés par les économies de leurs membres.

Tearfund travaille par l'intermédiaire des groupes d'entraide depuis le tout premier programme qui a vu le jour en Éthiopie en 2002. Tearfund soutient aujourd'hui des dizaines de milliers de groupes d'entraide en Afrique sub-saharienne et est en train de déployer l'approche à travers l'Asie et l'Amérique latine. Nous recueillons en permanence des preuves de l'impact de notre programme de groupes d'entraide.

Tearfund estime que les groupes d'entraide sont le moyen le plus efficace pour réduire la pauvreté lorsqu'ils sont associés à des formations et à des services de conseil en matière de réduction des risques de catastrophes, d'agriculture adaptative et diversifiée, de développement des entreprises, de santé et d'assainissement, de plaidoyer, d'alphabétisation et autres compétences. Les activités et l'appui supplémentaire des « Groupes d'entraide Plus » optimisent la capacité des groupes d'entraide à renforcer la résilience des moyens de subsistance et à réduire la pauvreté.

Tearfund est également en train d'étudier de quelle façon l'approche des groupes d'entraide pourrait être intégrée dans un processus de mobilisation de l'Église et de la communauté afin de permettre aux Églises locales et aux membres des communautés de transformer leur communauté.

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L’autonomisation économique des femmes 

La contribution des femmes au revenu de leur foyer est considérable. Elles sont pourtant touchées de façon disproportionnée par la pauvreté, la discrimination et l’exploitation, et leur accès aux capitaux, leur contrôle sur les revenus et leur participation à la prise de décision sont souvent limités. Tearfund œuvre en faveur d’une meilleure collaboration entre hommes et femmes basée sur l’appréciation de la valeur de chacun sur un pied d’égalité pour permettre aux individus, aux familles et aux communautés de s’épanouir.

Nous savons que l'autonomisation économique des femmes est bénéfique pour les femmes, leur famille, leur communauté et l'économie nationale dans son ensemble. Pourtant, dans le monde les femmes sont moins rémunérées que les hommes et ont un accès plus limité à la terre et aux ressources que les hommes. Les finances du ménage sont souvent gérées par les hommes plutôt que conjointement. Les femmes (et les filles) assument également la charge du travail domestique non rémunéré, ce qui leur laisse moins de temps pour pouvoir exercer des activités génératrices de revenus dans le but de pourvoir à leurs besoins et à ceux de leur famille.

Le manque d'indépendance financière peut également amener les femmes à être prises au piège de relations dangereuses et violentes. De plus, lorsque l'on cherche à promouvoir l'autonomisation économique des femmes, il faut tenir compte du fait que les rôles et les normes de genre seront remis en cause, ce qui est susceptible de générer davantage de violence à l'encontre des femmes. Il nous faut donc travailler de façon coordonnée avec l'ensemble de la communauté, afin de créer un environnement favorable à la compréhension des avantages pour chacun.

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Transferts monétaires

Les programmes de transferts monétaires effectuent directement des transferts d’espèces ou des bons d’achat pour biens et services au profit des bénéficiaires.

Il n'existe désormais plus de divergences d'opinion majeures quant au fait que les espèces améliorent de manière significative l'aide humanitaire. Les acteurs humanitaires établis investissent aujourd'hui dans les espèces à bien plus grande échelle et de façon plus systématique que jamais auparavant. Cette approche est à la pointe de l'innovation pour les populations en situation de crise (États des lieux des finances dans le secteur humanitaire).

Les transferts monétaires s'imposent de plus en plus dans bien des aspects de la réponse humanitaire. La question n'est plus : « Peut-on utiliser des espèces ? » mais « Pourquoi n'utilise-t-on pas des espèces ? ».

Les transferts monétaires sont devenus le mode d’assistance privilégié de Tearfund pour répondre aux crises humanitaires et compléter les activités de soutien aux moyens de subsistance dans les pays où nous opérons directement et dans ceux où nous avons établi une présence par l’intermédiaire de nos partenaires. Conformément au Cadre mondial d'action du CaLP (Cash Learning Partnership) et de la « Grande Négociation » (Grand Bargain), la pratique courante de Tearfund consiste à mettre en place les capacités suffisantes pour investir dans le soutien aux organisations nationales et locales afin de renforcer le leadership et les capacités.

Adaptées à chaque contexte, les activités de transferts monétaires de Tearfund incluent aussi bien des transferts monétaires à usages multiples et sectoriels, que des bons d’achat et des subventions au démarrage d’activités rémunératrices. Pour faciliter la mise en œuvre d’activités de transferts monétaires, Tearfund et ses partenaires testent et utilisent différentes technologies, telles que l’argent mobile, les cartes à puce et la « blockchain » (littéralement « chaîne de blocs ».

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