Photo: Geoff Crawford/Tearfund

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Aider les personnes vulnérables à protéger, améliorer et développer leurs moyens de subsistance, permet d’améliorer la santé et la nutrition, l’éducation et, pardessus tout, le bien-être des familles et de la communauté. C’est également une étape cruciale pour garantir des programmes VIH réussis et durables. 

Qu’est-ce qu’un moyen de subsistance ?

Bertha, séropositive, cultive et vend des patates douces. Photo: Peter Caton/Tearfund

Bertha, séropositive, cultive et vend des patates douces. Photo: Peter Caton/Tearfund

Un moyen de subsistance est une façon de s’assurer de quoi vivre. Il est constitué des aptitudes, atouts et activités nécessaires pour pouvoir subsister.

Les individus, les ménages et les communautés emploieront les atouts à leur disposition pour adopter un moyen de subsistance qui leur permettra de soutenir leur famille, voire même de prospérer. Par exemple :

Les moyens de subsistance durables permettent de soutenir les familles toute l’année durant. Ils peuvent se remettre des chocs, comme les inondations et les sécheresses, et peuvent subsister sur une longue période de temps. Les moyens de subsistance durables impliquent des actions qui n’entraînent pas de risque de contraction du VIH et qui ne rendent pas les gens plus vulnérables à l’impact de la maladie.

Comment adopter une « optique moyens de subsistance » ?

Une « optique moyens de subsistance » est un outil qui nous aide à examiner et comprendre ce qui se passe dans un contexte donné. Cette optique nous aide à évaluer les forces et les faiblesses d’une communauté par rapport au VIH et aux moyens de subsistance (voir étude de cas).

Tearfund est actuellement en train de développer un guide pratique et méthodique permettant d’adopter une « optique moyens de subsistance » pour les activités liées au VIH. Ce guide, intitulé Think Livelihoods! [Pensez moyens de subsistance !], est destiné aux églises et aux organisations basées sur la foi. Il aborde diverses questions portant sur les éléments d’un Cadre des moyens de subsistance durables (voir diagramme, page 15). Ces questions vous montreront en quoi chaque élément s’intègre à votre intervention VIH et à votre groupe cible, afin de vous aider à terme à développer de nouvelles réponses plus holistiques. Ce guide sera disponible début 2010.

Pourquoi adopter une « optique moyens de subsistance » pour votre programme VIH ?

Adopter une « optique moyens de subsistance » pour un programme VIH lui permet :

Kara Greenblott est consultante spécialisée en VIH, en moyens de subsistance et en sécurité alimentaire pour des organisations comme l’ONU et diverses ONG. Kara a vécu et travaillé en Afrique et en Asie du Sud-est pendant 11 ans.

Pour plus d’informations, contactez Ari Clowney.
Ari est la Responsable des innovations de l’équipe VIH.

Email : ari.clowney@tearfund.org
Site Internet : www.tearfund.org/hiv/response 


 

Moyens de subsistance et VIH

Les moyens de subsistance sont particulièrement importants pour les personnes vivant avec/affectées par le VIH. La relation entre le VIH et les moyens de subsistance est à double sens. Cette relation est illustrée par le diagramme.

  1. Le VIH sape les moyens de subsistance La maladie et la mort peuvent saper les possibilités de moyens de subsistance. Par exemple, lorsque les gens tombent malades, ils ne peuvent plus travailler dans les champs ni conserver un emploi. Les parents qui meurent d’une maladie liée au sida ne pourront pas transmettre à leurs enfants les savoir-faire agricoles et professionnels essentiels, ce qui met l’avenir de ces enfants en danger.
  2. Des moyens de subsistance précaires rendent les gens vulnérables au VIH Lorsque les moyens de subsistance sont précaires, les risques de contracter le VIH peuvent augmenter. Les femmes peuvent être obligées de vendre leur corps pour survivre, ou les orphelins de mendier sur la place du marché. Ce sont des façons risquées de gagner sa vie. Sans moyen de subsistance sûr, quelqu’un qui vit déjà avec le VIH ne pourra pas forcément se payer une bonne alimentation et les frais médicaux, dont les médicaments antirétroviraux et le transport à la clinique, qui lui permettraient de rester robuste et en bonne santé.

Étude de cas

Les membres d’une communauté ont utilisé l’outil « optique moyens de subsistance » et identifié qu’ils disposaient d’un atout physique : l’accès à des terres pour élever du petit bétail. Toutefois, ils ont également constaté que leur point faible était l’accès restreint à l’eau. Grâce à ces informations, la communauté a décidé d’élever des chèvres plutôt que des porcs, car les chèvres ont moins besoin d’eau. Cela signifie que les gens n’épuiseront pas leur énergie précieuse en collectant de l’eau pour des porcs.

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