De: VIH – Pas à Pas 98

Comment lutter contre la stigmatisation, prévenir la transmission de la mère à l’enfant, et soutenir les personnes vivant avec le VIH

Les usagers de drogues injectables (UDI) sont l’un des groupes les plus exposés à l’infection à VIH. Freedom Programme est une organisation qui lutte contre la propagation du VIH parmi les UDI en Égypte.

Un agent de santé procède à un test de dépistage du VIH dans un centre de réhabilitation. Photo : Kieran Dodds/Tearfund

Un agent de santé procède à un test de dépistage du VIH dans un centre de réhabilitation. Photo : Kieran Dodds/Tearfund

Bien qu’une proportion relativement faible de la population égyptienne soit séropositive, le pourcentage d’UDI vivant avec le VIH est bien plus élevé. Si les UDI utilisent des aiguilles et des seringues non stériles déjà utilisées par une personne séropositive, ils courent un risque très élevé de contracter le VIH.

Freedom Programme

Freedom Programme a vu le jour en 1989. Il s’agit aujourd’hui de l’un des plus importants programmes de réhabilitation pour toxicomanes dans le monde arabe. L’organisation gère 28 centres de réhabilitation dans toute l’Égypte, ainsi qu’un centre d’accueil. Des formations sont également proposées pour ceux qui travaillent avec les personnes qui souffrent d’addictions ; des informations sur la prévention du VIH sont transmises dans le cadre des cours.

Une approche holistique

Freedom Programme propose toutes sortes d’activités holistiques de prévention du VIH aux personnes qui utilisent des drogues injectables :

Quelles sont les approches efficaces ?

Freedom Programme a constaté que plusieurs approches étaient particulièrement efficaces dans son travail avec les UDI.


L’éthique de la réduction des risques

Certaines personnes sont mal à l’aise à l’idée de fournir des aiguilles et des seringues stériles aux UDI. Les gens peuvent se poser les questions suivantes : « N’encourageons-nous pas le comportement à risque de ces personnes ? Est-il éthique d’accorder ce genre d’aide ? Cela ne risque-t-il pas de favoriser la toxicomanie ? »

Or de nombreuses années de recherche ont montré que le fait de fournir des aiguilles et des seringues stériles réduit efficacement la propagation du VIH chez les UDI. D’après un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ces programmes n’augmentent pas la consommation de drogues injectables.

Il peut falloir des mois, voire des années, aux gens pour sortir de la toxicomanie ou d’autres comportements nuisibles. En attendant, nous pouvons protéger les gens des dangers qu’ils risquent de courir.

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