L’enquête Pas à Pas

Pas à Pas 85 en birman, sur le thème des arbres. Photo : Alice Keen/Tearfund
Pas à Pas 85 en birman, sur le thème des arbres.
Photo : Alice Keen/Tearfund

Alice Keen

Si vous lisez Pas à Pas depuis plusieurs années maintenant, vous vous souviendrez avoir reçu par courrier postal notre questionnaire auprès des lecteurs. Vous êtes plus d’un millier à avoir fidèlement répondu à nos questions et à nous avoir formulé de précieux commentaires.

Pourquoi cette enquête

À Tearfund, nous voulons produire le meilleur magazine possible pour vous, notre public international. Au fil des années, votre vie a changé de bien des manières. Vous avez aujourd’hui beaucoup plus de moyens d’accéder à l’information que lors des premiers numéros du magazine, en 1989. Nous souhaitions faire le point sur les sujets qui vous intéressent et savoir comment Pas à Pas vous a aidés dans vos communautés respectives. Nous voulions également recueillir des témoignages dont nous pourrions faire part à nos donateurs et nos sympathisants, afin de les encourager et de leur faire savoir comment leur argent est dépensé.

Conception du questionnaire

Nous avons commencé par discuter au sein de notre équipe de ce que nous voulions savoir. Nous avions besoin d’informations de base pour pouvoir identifier tous les lecteurs, c’est pourquoi nous vous avons demandé votre nom, votre numéro d’abonné à Pas à Pas (qui figure sur votre enveloppe) et votre adresse. Cela nous a permis de mettre à jour toutes les adresses qui avaient changé et d’analyser d’où provenaient les réponses.

Ensuite, nous nous sommes demandé de quelles informations nous avions besoin pour prendre de bonnes décisions concernant l’avenir du magazine. Nous avons également ajouté des questions sur la langue et le langage utilisés, l’accès à Internet et les thèmes qui avaient votre préférence.

Enfin, nous vous avons invités à nous envoyer vos récits de transformation, accompagnés de photos et de témoignages personnels.

Réalisation de l’enquête

Étant donné que les lectrices et lecteurs de Pas à Pas vivent dans 126 pays différents, nous ne pouvions pas tous vous rencontrer en personne ! Bon nombre d’entre vous n’ayant pas accès à Internet, nous avons décidé d’envoyer le questionnaire par la poste. Nous l’avons produit en anglais, français, espagnol et portugais, avec l’aide de nos traducteurs. Nous avons donné aux lecteurs et aux lectrices une date limite pour le renvoi du questionnaire. Par la suite, nous avons envoyé deux autres courriers pour rappeler cette date, en précisant aux lecteurs que s’ils ne répondaient pas, nous en déduirions qu’ils ne souhaitaient plus recevoir Pas à Pas.

Analyse et communication des résultats

Il a fallu de nombreux mois pour recevoir toutes vos réponses, mais l’attente en valait la peine. Nous avons lu chaque questionnaire et consigné vos réponses dans notre base de données. Pour les questions à choix multiple, la base de données nous indiquait combien de personnes avaient choisi chaque option. Pour les questions ouvertes, nous avons saisi les réponses dans un programme de traitement de texte et avons codé les commentaires par thème, en utilisant des hashtags, p. ex. #jeunesse #eau #formation. Nous pouvions ainsi trouver les réponses sur différents thèmes en utilisant la fonction de recherche dans le document de retour d’information. Pour finir, nous avons rédigé un rapport, que nous avons remis aux dirigeants de notre organisation, entre autres.

Ce qui a changé suite à cette enquête

Nous avons utilisé ce que nous avons appris de l’enquête pour planifier l’avenir. Après ce 100e numéro, nous allons actualiser la conception graphique du magazine. Dans l’encadré à gauche, vous trouverez certaines des conclusions de l’enquête, et ce que nous allons en faire.

Si vous souhaitez recevoir un exemplaire du questionnaire Pas à Pas, merci d’écrire à publications@tearfund.org


Principales conclusions de l’enquête

Bien qu’il soit de plus en plus facile d’accéder à Internet, nos lecteurs et lectrices apprécient toujours la version imprimée des publications.

  • 86 % des répondants souhaitaient continuer à recevoir la version imprimée.
  • 17 % des répondants n’avaient aucun accès à Internet.
  • 34 % d’entre eux n’avaient accès à Internet que dans un cybercafé.
  • 15 % d’entre eux n’avaient accès à Internet que via leur téléphone portable.

Nous allons donc continuer à imprimer et expédier Pas à Pas, car celles et ceux qui n’ont pas accès à Internet sont précisément ceux qui ont le plus besoin d’informations.

Pour que Pas à Pas puisse atteindre les personnes qui en ont le plus besoin, il doit être traduit dans les langues nationales et locales.

Certains lecteurs ont déjà entrepris de traduire des articles ou de discuter du contenu du magazine dans leur langue locale avec les communautés auprès desquelles ils travaillent. Au total, 68 langues ont été suggérées, dont le hausa, l’amharique, le bemba, le lingala, le filipino, le népalais, le wichi, le cinghalais et le malgache.

Nous allons encourager les lecteurs et lectrices à traduire Pas à Pas pour leur communauté.