De: La vaccination – Pas à Pas 14

Conseils pratiques pour mener des programmes d’immunisation efficaces

Le tétanos est une maladie très grave qui fait que les muscles d’une personne se contractent et deviennent très raides. Cette maladie est difficile à traiter et plus de la moitié des adultes atteints en meurent.

Dans certains pays du Tiers Monde, le tétanos est responsable de plus de la moitié des morts de nouveaux-nés et de 25% des morts de nourrissons. L’OMS estime qu’environ 750.000 nouveaux-nés meurent chaque année du tétanos, même si la plupart des cas ne sont pas enregistrés.

Le tétanos des nouveaux-nés survient quand le cordon ombilical est coupé par un instrument sale qui déclenche une infection, ou quand les bébés naissent dans de mauvaises conditions d’hygiène. Quelques jours après sa naissance le bébé devient incapable de téter correctement et en quelques jours la plupart d’entre eux meurent. Le Numéro 8 de Pas à Pas indique comment éviter cette maladie par une bonne hygiène à l’accouchement. Dans ce numéro nous nous devons de mentionner l’importance de la vaccination des femmes enceintes avant qu’elles n’accouchent.

On sait maintenant que les trois doses de vaccin anti-tétanique reçues pendant l’enfance (inclues dans les injections DTCoq) plus deux rappels - faits à 5 ans et à 15 ans de préférence - devraient protéger complètement du tétanos, pour la vie entière.

Une mère ayant reçu ces cinq doses est donc protégée. Cependant, à moins que cette mère n’ait la preuve écrite qu’elle a effectivement reçu les cinq doses, il vaut mieux considérer qu’elle n’est pas vaccinée. Deux doses du vaccin, administrées à un mois d’intervalle au moins à n’importe quel moment de la grossesse, protégeront à la fois la mère et l’enfant du tétanos. Ces deux doses devraient ensuite être suivies par encore trois doses, administrées à un mois d’intervalle au moins. Il est important de noter qu’il n’est pas dangereux de recevoir une dose supplémentaire de vaccin anti-tétanique si la mère n’est pas sûre d’avoir reçu la vaccination correcte. S’il y a le moindre doute, administrez le vaccin. Encouragez les mères de famille à garder les cartes de vaccinations de leurs filles afin que celles-ci les aient lorsqu’elles deviendront mères à leur tour.

Étude de Cas - Une équipe de vaccination efficace

L’infirmière de Santé Publique dans la Région de Nali remarqua qu’une des équipes de vaccination dispensait bien plus de primovaccination (première injection) DTCoq que toutes les autres. Mais quelques parents seulement ramenaient leurs enfants pour les deuxièmes et troisièmes piqûres - moins en fait que pour toutes les autres. Elle se rendit dans cette région, observa l’équipe au travail, parla avec la population et le chef local.

Voici ce qu’elle en déduisit…

L’équipe travaillait dur et avait un bon rendement. Le personnel faisait aligner les enfants et les vaccinait très vite, et en avait terminé pour 11 heures. Ils pouvaient alors remplir les cartes et ranger leur matériel avant midi. Ils faisaient attention à ne pas perdre de temps à discuter avec les mères des enfants. Le chef local raconta que les vaccinations rendaient beaucoup d’enfants malades. Certains avaient de la fièvre et d’autres pleuraient beaucoup après la piqûre.

Points à discuter…

Tiré du livre Immunization in Practice qui contient bien d’autres études de cas.

 

Utilisé avec la permission d’Oxford University Press.

Réponses à l’étude de cas

Contenus avec balises similaires

Partager cette ressource

Équiper ceux qui œuvrent à l’éradication de la pauvreté et de l’injustice