Photo : Jim Loring/Tearfund

De: La pollution – Pas à Pas 59

Nous avons tous et toutes un rôle à jouer pour réduire les effets néfastes de la pollution

Loida Carriel et Graham Gordon.

Ayaviri est une ville de 17 000 habitants, située au Pérou, dans la cordillère des Andes. Elle entoure une réserve écologique appelée La Moya, le seul endroit de tout le district qui reste vert toute l’année. C’est aussi un lieu chargé d’une certaine importance historique et culturelle. Deux communautés indigènes (habitants traditionnels) vivent à la limite de La Moya et partagent la réserve avec Ayaviri. Les communautés font paître leurs animaux dans les champs environnants et durant la saison sèche, elles ont besoin de la nourriture offerte par La Moya. Malheureusement, la réserve a commencée à être polluée et est menacée de disparaître. 

Agir pour sauver La Moya 

En 1999, le pasteur Eron de l’Instituto Bíblico (institut biblique) d’Ayavari a démarré une campagne de sensibilisation sur le besoin de protéger la réserve. Comme il parle le Quechua, il a pu rencontrer le chef de l’une des communautés indigènes et le persuader du besoin de conserver la réserve propre. Le problème est que le chef de la communauté change chaque année. Il fallait donc sensibiliser à tous les niveaux de la communauté.

L’autre communauté indigène a tout d’abord accusé le pasteur Eron de vouloir défier leurs traditions et les chasser de leurs terres traditionnelles. Ils ne voyaient pas non plus vraiment le besoin de coopérer car la plupart de la pollution et de la contamination venait de la ville d’Ayaviri. Les actions pour sauver La Moya comprenaient :

Travailler en réseaux pour changer 

L’Institut biblique a décidé de mettre en place un réseau d’organismes destiné à soutenir les travaux. Paz y Esperanza (paix et espoir), le partenaire de Tearfund, les a aidés à réaliser des matériels de sensibilisation et à réfléchir sérieusement afin de créer des plans pour changer. Les membres de cet organisme ont travaillé avec le musée qui a offert une recherche scientifique sur les causes et les effets des dommages sur La Moya.

Ils ont travaillé tous ensemble pour écrire l’histoire de leur région afin de montrer l’importance historique et culturelle de la réserve. Ils ont créé un groupe spécial : Mesa de Concertacíon (table ronde, c’est-à-dire un groupe de réflexion) pour faciliter les discussions entre les organismes locaux et les communautés. Il a aussi participé à la planification du développement de la région. Nombre d’instituts et de groupes locaux font partie de cette approche.

Ces travaux ont connu une opposition. En 2002, par exemple, les candidats à l’élection du maire ont accusé les personnes impliquées dans la campagne de La Moya de l’utiliser comme un moyen d’obtenir un pouvoir politique.

Les résultats de la campagne 

En décembre 2001, le maire a fait passé une loi empêchant de déverser des déchets dans la réserve de La Moya. Il a déclaré que les différentes célébrations des fêtes de Noël devraient se passer ailleurs car elles sont à l’origine de la plupart des déchets.

En novembre 2002, le maire a fait passé une loi donnant pouvoir à une « patrouille écologique ». Cette dernière garde dorénavant la réserve et impose des amendes aux gens qui jettent des détritus ou urinent dans La Moya.

Grâce aux journées de nettoyage et aux changements de comportement, la réserve de La Moya est maintenant nettement plus propre. Le degré de sensibilisation au problème de pollution dans les communautés et la ville est beaucoup plus important. Les habitants locaux considèrent la protection de La Moya comme un problème auquel il faut qu’ils prêtent main forte pour le résoudre.

Les problèmes auxquels il faut maintenant s’attaquer 

Les actions qui ont été réalisées jusqu’à présent n’offrent pas de solution à long terme car elles ne se sont pas attaquées aux racines du problème. La campagne suit maintenant cette ligne directrice. Il faut :

Il existe un autre problème dans le fait que les deux communautés indigènes ont peu participé aux discussions sur l’avenir de cette région. Leurs habitants restent très soupçonneux des autorités locales et craignent qu’on leur prenne leurs terres.

En conséquence, l’institut biblique prévoit de :

Les auteurs travaillent pour le partenaire de Tearfund au Pérou : Paz y Esperanza (paix et espoir). Paz y Esperanza, APDO, 181257 Lima 18, Pérou Email : aspazes@pazyesperanza.org 

La pollution de La Moya

Les raisons de la pollution

Les conséquences de la pollution

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