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De : Les medecines traditionnelles – Pas à Pas 48

Une discussion sur l’utilisation sûre et efficace de la médecine traditionnelle

René Gayana Simbard.

L’Institut Pan-Africain de Santé Communautaire (IPASC) en République démocratique du Congo a plusieurs services comprenant la formation, la recherche, les soins de santé, les soins maternels et infantiles et la consultation.

La plupart des communautés où nous travaillons sont pauvres et manquent souvent d’argent pour se soigner. Ces dernières années, nous avons remarqué une augmentation des décès dus aux maladies courantes mais faciles à traiter si on a les médicaments adéquats. Nous avons donc voulu faire usage des plantes locales qui ont des vertus thérapeutiques et réduire ainsi le coût des frais médicaux.

Accent pratique

Pour répondre à cette situation, l’IPASC a lancé un projet de recherche concernant la médecine traditionnelle. L’IPASC a toujours inclus des leçons de médecine traditionnelle dans son enseignement, mais c’est seulement récemment qu’elle a commencé à mettre l’accent sur ses aspects pratiques. Il a fallu presque deux ans pour que ce rêve devienne réalité.

L’IPASC cherche à identifier les plantes locales aux vertus thérapeutiques pour en faire des médicaments, examiner les patients et après le diagnostic leur donner un traitement. Le résultat est que nous traitons beaucoup de maladies par les plantes: la malaria, la typhoïde, la dysenterie amibienne, les vers intestinaux, la toux, la gastrite, les infections des oreilles, les rhumatismes, l’impuissance et bien d’autres encore. Tous les traitements sont d’abord essayés et testés. (Evidemment, si les symptômes sont plus sérieux, nous essayons de trouver la cause profonde du problème.)

Nous avons travaillé en coopération étroite avec Anamed au Sud-Kivu, avec le CRMS (Centre de Recherche Multi Disciplinaire pour le Développement) à Bunia, le Centre de Thérapie par les Plantes à Bunia ainsi qu’avec de nombreux guérisseurs traditionnels.

Quelques problèmes

Nous avons rencontré plusieurs difficultés:

  • Certains patients arrêtent leur traitement dès qu’ils se sentent un peu mieux et nous ne les revoyons plus au centre. Ceci rend l’évaluation du traitement très difficile car nous ne savons pas si le patient est guéri ou non.
  • Quand les malades se sentent mieux, ils refusent souvent d’être examinés ou d’être suivis par notre laboratoire.
  • Souvent les malades refusent de payer si leur traitement a été à base de plantes, même si nous leur demandons une somme très modique.

René Gayana Simbard est le représentant pour la médecine traditionnelle à Nyankunde, IPASC, PO Box 21285, Nairobi, Kenya. E-mail: ipasc@maf.org

Update - Alternative treatment for TB

Flash Info Traitement alternatif contre la tuberculose

Il existe maintenant un traitement alternatif pour les gens souffrant de la tuberculose. Il s’agit de prendre beaucoup moins de cachets que dans le traitement habituel de 16 cachets par jour. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) dit que ce nouveau traitement réduit la quantité de médicament qui est consommée à 3 ou 4 par jour pendant les 2 premiers mois, puis seulement 2 par jour pendant les 4 à 6 mois suivants. Ce traitement est aussi plus efficace pour prévenir la propagation des types de tuberculoses résistantes aux médicaments

Le nouveau traitement (connu sous le terme de multi-doses fixes ou MDF), utilise des cachets qui peuvent associer les effets de jusqu’à quatre substances différentes. Il est basé sur le traitement actuel DOTS recommandé par l’OMS au milieu des années 90. Le traitement MDF coûte aussi moins cher.

Chaque année, il y a environ 8 millions de nouveaux cas de tuberculose dans le monde, et au moins 2 millions de cas mortels. Quatre-vingts pour cent des tuberculeux se trouvent en Afrique ou en Asie.

Jusqu’à présent, pour être totalement guéris, les tuberculeux doivent prendre 16 cachets par jour pendant au moins 2 mois, puis jusqu’à 9 cachets par jour pendant encore 4 à 6 mois. Beaucoup de malades ne finissent pas leur traitement. Ils arrêtent dès qu’ils se sentent mieux, ce qui est la cause de rechute et de résistance aux médicaments.

Le docteur Spinaci de l’OMS dit «Ce travail pionnier de multi-doses fixes pourrait aussi être développé pour lutter contre d’autres maladies infectieuses comme la malaria et le VIH/sida.»

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