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De : La valorisation des aliments – Pas à Pas 94

Idées pour entreposer et conserver les aliments en toute sécurité, tirer le maximum des aliments dont nous disposons, et réduire les déchets

La propriété s’appelle « Casa da videira », ce qui signifie « Maison du cep ». Photo : Claudio Oliver

La propriété s’appelle « Casa da videira », ce qui signifie « Maison du cep ». Photo : Claudio Oliver

Faisons connaissance avec Claudio Oliver, un écologiste et pasteur brésilien qui a fait part à la Rédactrice de Pas à Pas de son expérience d’agriculture urbaine. 

Qu’est-ce qui vous a incité à devenir agriculteur urbain ? 

Un jour, alors que je rêvais depuis des années d’avoir un lopin de terre, je suis sorti sur mon balcon pour contempler ma parcelle de 0,6 mètre carré de mauvaise terre. Puis je me suis rendu dans la cuisine et j’ai collecté les déchets alimentaires. En prenant conscience du lien entre ces deux endroits, je me suis senti poussé à prier un peu en ces termes : « Seigneur, au lieu de me plaindre ou de rêver d’avoir des terres, je fais le choix de t’honorer, toi et ta création. Je ne créerai plus de déchets que je ne peux pas réutiliser dans la maison et j’exploiterai au mieux la terre que tu m’as confiée. » 

J’ai alors créé mon premier lombri-composteur [rédactrice : méthode de compostage avec des vers] et en six mois, ce compost m’a permis de produire une très bonne récolte de tomates, de laitues et de baies de la petite « ferme » née de cet espace perdu au sol pauvre. 

Ayant été fidèles en utilisant ce petit espace, nous avons ensuite entrepris de transformer le parking de notre église en jardin. Au bout de trois ans, nous avions 300 variétés de légumes, d’arbres, de fruits et de fleurs ! Plus tard, nous avons loué notre première maison pour commencer ce que nous avons appelé la « Maison du cep », car nous voulions montrer qu’elle appartenait au cep (voir Jean 15:1-8). 

Cultiver des aliments demande beaucoup d’efforts ; malgré cela, il y a beaucoup de gaspillage. Comment minimisez-vous les déchets alimentaires en vivant en ville ? 

Je pars de ce principe : les déchets peuvent polluer ou alors être réintégrés au cycle de la vie. Une fois que l’on a compris cela, on peut faire des choses concrètes, en donnant les déchets alimentaires aux animaux ou en fabriquant du compost. Il faut toujours se poser la question suivante : comment ces déchets pourraient-ils produire de la vie ? Nous avons découvert que ce genre d’approche génère l’abondance et que celle-ci suscite à son tour le partage, l’amitié et renforce la communauté. Personne ne quitte notre maison les mains vides. 

Nous croyons que la meilleure façon de traiter nos déchets n’est pas le recyclage, mais ce que nous appelons le précyclage. Cela implique de ne pas acheter certaines choses pour ne pas avoir à les jeter. Nous appelons l’étape suivante le surcyclage. Lorsqu’il y a des déchets, nous pouvons trouver des moyens de prolonger leur vie en les utilisant aussi longtemps que possible. 

Vous faites partie d’un mouvement qui s’appelle « Do Meu Lixo Cuido Eu », ce qui se traduit par « Je m’occupe de mes déchets ». Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ? 

C’est très simple. Dans la nature, les déchets n’existent pas. Le message principal de la campagne, c’est que si vous avez produit des déchets, vous pouvez trouver une solution pour vous en occuper. Ou, si vous ne trouvez pas de solution, vous pouvez renoncer à utiliser ce qui produit ces déchets. N’importe qui peut participer à la campagne, ou utiliser le nom de notre campagne, car tout le monde peut s’occuper de ses propres déchets. 

Ce que vous faites peut paraître difficile pour ceux qui vous entourent. Comment les gens réagissent-ils à votre mode de vie ? 

Pour certains, nous sommes un signe d’espoir. Ces gens nous aiment et nous soutiennent. Pour les autres, nous représentons tout ce qu’ils détestent, car ils nous considèrent comme des êtres sous-développés et arriérés. Une fois, des gens se sont plaints auprès des autorités de la ville, alors des agents sont venus vérifier ce que nous faisions. Lorsqu’ils ont vu la qualité de notre travail, ils ont décidé de ne pas nous sanctionner et au contraire, de nous soutenir. Ils ont même modifié une loi locale en notre faveur pour que nous puissions continuer.

Claudio reçoit volontiers les visiteurs. « Nous aimons dire « venez voir » à tout le monde », dit-il. Photo : Claudio Oliver

Claudio reçoit volontiers les visiteurs. « Nous aimons dire « venez voir » à tout le monde », dit-il. Photo : Claudio Oliver

Comment partagez-vous vos idées avec les autres ? 

Nous aimons dire « venez voir » à tout le monde. En menant notre vie normale ici, nous avons toujours quelque chose à montrer. Nous utilisons aussi Facebook, des vidéos, des rapports et des recherches universitaires et nous organisons des visites officielles pour les étudiants, les écoles, les universités et les responsables de l’administration locale. 

Pour pouvoir tirer le maximum de nos aliments, par quoi devons-nous commencer ? 

Vous pouvez commencer par réfléchir à la façon dont vous utilisez la nourriture chez vous. Lorsque Dieu nous a créés, il nous a placés dans un jardin et il nous a donné tout ce dont nous avions besoin pour vivre. Vous pouvez réfléchir à ce qu’il advient aux déchets alimentaires et essayer de les utiliser pour donner vie à de nouvelles choses. Vous pouvez le faire en donnant vos déchets alimentaires aux animaux ou en laissant les vers les transformer en terreau. En ce qui concerne les autres types de déchets, comme les bouteilles en plastique ou les canettes en aluminium, évitez dans la mesure du possible d’en utiliser et sinon, réutilisez-les le plus possible. Vous pouvez également nous aider en me faisant part de vos expériences. Je serai ravi d’apprendre de vous ! 

Claudio Oliver vit et travaille à Curitiba au Brésil. Il a plus de 25 ans d’expérience en tant qu’écologiste, agriculteur urbain et pasteur. Ce qui le passionne, c’est de voir les gens entretenir des relations positives les uns avec les autres et avec la création. 

E-mail : secretariadavideira@gmail.com 

Site Internet : www.casadavideira.com.br 

Vous trouverez plus d’informations sur l’utilisation des vers pour faire du compost dans Pas à Pas 41


Cinq façons d’utiliser le marc de café 

Dans le monde, de nombreuses personnes boivent du café, mais saviez-vous que vous ne consommez que 2 pour cent du café frais que vous utilisez pour obtenir une tasse ? Ainsi, 98 pour cent des bienfaits du grain de café ne sont pas exploités !

  1. Pour réduire les mauvaises odeurs dans la litière des animaux. Par exemple, dans les clapiers à lapins, recouvrez le fond de la cage de marc de café puis ajoutez par-dessus une couche de copeaux de bois de même épaisseur, en quantité suffisante, de manière à ne plus voir le café. Vous pouvez remplacer cette litière (marc de café, copeaux de bois et crottes de lapin) chaque semaine et en faire du compost pour nourrir vos plantes !
  2. Pour vous débarrasser des mauvaises odeurs de pieds, fabriquez des petits sachets en tissu et remplissez-les de marc de café. Placez-les dans vos chaussures pendant quelques heures et les odeurs disparaîtront.
  3. Pour éliminer les odeurs d’ail ou d’oignon, frottez du marc de café entre vos mains. Elles disparaîtront immédiatement !
  4. Les fourmis n’aiment pas le marc de café ! Nous répandons le marc au sol pour les éloigner de nos plantes. Si vous savez d’où viennent les fourmis, vous pouvez bloquer leur chemin avec le marc de café.
  5. Faites-vous des amis ! Nous récupérons le marc de café des centres commerciaux et des cafés de notre ville. Les propriétaires sont très heureux que nous les débarrassions gratuitement de leurs déchets de café. Nous collectons 40 kilos de café par semaine dans chaque endroit. Nous prenons leurs déchets et les utilisons pour apporter la
    vie ! 


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